Puisque le sujet est similaire, je vais reprendre les propos d’hier, il y a
de ça trois ou quatre ans, en dehors de la sphère des
boursicoteurs, personne ne savait ce qu’était les agences de notations,
personne n’avait entendu parlé de Standart & Poors, Moody’s ou
Morning Star.
Aujourd’hui, alors que la crise des subprimes a
parfaitement illustré l’inutilité de ces agences, qui sont à l’économie
ce que les cahiers du cinéma sont au cinéma, on les écoute comme des
messies, leur parole peut impacter la croissance de pays tout entier.
Le
plus paradoxal, c’est précisément qu’il y a trois ou quatre ans, même
dans la sphère des boursicoteurs, tout le monde s’en fichait plus ou
moins, leurs notes n’étant qu’un très vague repère d’opinion parmi une
foule d’indicateurs. Aujourd’hui, après avoir, je le répète, démontré
leur inutilité en notant à l’époque les produits financiers subprimés
comme supers fiables, les boursicoteurs s’en fichent toujours autant,
sauf quand la note concerne un pays, auquel cas c’est le signe qu’il
faut jouer à la baisse, en raison d’une méthode qui tient surtout de la
méthode Coué. Comme disait Desproges « étonnant non ? »