La gauche défend elle-aussi les requins de la finance, dans la mesure où elle accepte très bien le mécanisme de financement actuel de l’état, à avoir : emprunter sur les marchés financiers la monnaie dont il a besoin. Par conséquent, la gauche accepte totalement que l’état collecte des impôts sur la totalité du peuple, même si cela pourvoit les milieux financiers en rentes confortables... (50 milliars par ans, s’il vous plaît !).
« Ne pas défendre les requins de la finance », c’est, en l’occurrence, rétablir le contrôle de la monnaie du pays par l’état, donc la souveraineté monétaire. Par conséquent, il faut ranger « Tous ceux qui sont pour la sortie de l’Euro » comme des « ennemis des requins de la finance ».
En fait, votre vision de la politique, qui consiste à considérer deux
substances politiques « droite » (les mauvais), « gauche » (les bons), est
inapte à décrire convenablement la réalité.
Par exemple, je suppose que vous classez à droite, parmi « les amis des requins de la finance », les chrétiens, qui pourtant ont toujours été contre le prêt à intérêt et contre l’usure, donc « des ennemis des requins de la finance », ce qui est paradoxal.