Au sujet de la future promotion de Madame Lagarde il y a une voix au PS, une seule, qui fait entendre une perception radicalement différente concernant cette candidature. Cette voix n’exonère pas le PS du soutien qu’il apporte a cette candidature. Elle souligne la solitude de son auteur dans ce parti :
« La
nomination du prochain directeur du FMI appelle à la prudence de la
part de notre pays. Le nom de Madame Christine Lagarde, avancé par
différents responsables politiques de notre pays, peut se révéler être
un choix périlleux. Périlleux parce que Madame Lagarde soutient les
politiques d’austérité les plus dures, comme celle imposée actuellement à
la Grèce, et fait la politique exigée par les marchés au moment précis
où il est hautement nécessaire de les domestiquer. Entre les banques et
les peuples, les socialistes devront toujours choisir en faveur des
peuples et des citoyens. Il n’y a aucune fatalité à ce que le FMI soit
l’allié des politiques favorables au système bancaire qui a une lourde
responsabilité dans la crise.
Périlleux aussi parce que Madame Lagarde est mise en cause dans le
dossier Tapie, en imposant des choix défavorables à l’intérêt des
contribuables, au point que le procureur général près la Cour de
cassation a décidé de saisir la Cour de justice de la République.
La Cour des comptes a d’ailleurs récemment rendu un rapport accablant
pour son Ministère. Enfin, ne reviendrait-il pas au FMI de s’ouvrir à
d’autres politiques et aux pays du Sud en se réformant en profondeur ? A
l’évidence Madame Christine Lagarde n’a pas le profil pour de telles
exigences. »
(communiqué de presse d’Arnaud Montebourg)