Le problème ne réside-t-il pas dans le fait que, selon la loi, le magistrat est laissé seul maître d’apprécier la pertinence du mode de résidence de l’enfant ?
L’avis personnel d’un magistrat, sur un dossier qu’il a survolé en diagonale, n’a pas vocation à avoir force de loi dans un Etat de droit. Il est indispensable de remettre les deux parents au centre des décisions concernant l’avenir de leurs enfants.
Pour cela, la situation doit être inversée : La norme où un seul parent a droit à la résidence des enfants, sauf si les deux parents sont d’accord pour adopter un autre mode de garde, doit disparaître au profit du principe où les deux parents ont le droit de passer du temps, à égalité, avec leurs enfants sauf s’ils se mettent d’accord pour une autre organisation.
De cette façon, loin d’imposer une résidence alternée à ceux qui ne la désirent pas, le droit retrouverait sa vraie place à savoir, se limiter à la garantie du respect de la vie de famille de chacun des deux parents.
De cette façon, la prise en otage des enfants par un parent ne serait pas encouragée, et les accords entre les parents seraient favorisés rendant inutile l’intervention de l’institution judiciaire.