SACHES NOMMER TON ENNEMI
Remises en cause financière, économique, technique, sociale, culturelle, ...
En
temps de crise généralisée, difficile pour la personne intègre de
trouver la bonne posture et d’identifier ses priorités face à la
multiplicité des affrontements dans tous les domaines.
Pourtant,
selon les lois immuables du chaos et de la nécessité, quel que soit le
domaine, les désaccords finissent par s’effacer, laissant seulement
place à l’essentiel. Dans le chaos, seul l’essentiel demeure et celui
qui veut que son identité consciente évolue doit s’attacher à la
préserver pour ne pas la voir se dissoudre dans le non-sens.
Savoir
déceler l’essentiel permet de ne pas favoriser la troublante illusion
ennemie dans un des nombreux combats particuliers où elle se dissimule.
Donc, quand l’histoire semble basculer, il faut commencer
par
nommer
son ennemi pour savoir contre qui se battre. Pour nommer son ennemi, il
faut déceler l’essentiel. Et, pour déceler l’essentiel, il faut trouver
la bonne échelle de jugement.
Ainsi, d’aucun place l’échelle de
leur jugement à l’instant, d’autres réfléchissent à demain, d’autres à
cinq ans. D’autres encore, par un réflexe corporatiste bien naturel,
sont tentés de placer leur essentiel dans une échelle humaine de
quelques dizaines de milliers d’années. Malheureusement pour ces
derniers, il semble que les essentiels humains - financiers,
économiques, techniques, sociaux ou culturels - ne suffisent pas à une
bonne prospective, tant l’échelle humaine n’est rien quand elle ne
s’accorde / s’intègre pas dans l’échelle plus grande dont elle fait
partie.
Dans l’échelle englobante qu’est la planète terre, les
préoccupations strictement humaines que sont la finance, le
développement économique, la technique, le social et le culturel,
perdent leur sens. C’est
comme
s’intéresser à la tenue de route quand le fait que la voiture dérape ne
vient pas de la conception de la voiture mais plutôt que la route
s’effondre sous l’action répétée du passage des véhicules.
Pour résumer : ce
qui, dans l’échelle humaine, ne s’accorde pas avec l’échelle légèrement
supérieure qu’est le vivant disparaitra ... mécaniquement. Ce n’est pas une question de justice ou d’éthique humaine, mais d’équilibre des choses réelles.
Toutefois,
on peut alors imaginer qu’une échelle cybernétique/robotique, sans
rapport au vivant, puisse perdurer. L’humain aurait alors inventé un
raccourci pour accéder à la conscience sans le passage naturel obligé
sous les fourches de la complexité biologique.
On peut l’imaginer,
mais, que de pertes ce raccourci réducteur n’engendrerait-il pas par
rapport à la créativité issue de la biodiversité ? ET SURTOUT, que de
pertes pour l’éternité ... de vie, donc d’humains riches ou pauvres,
misérables ou puissants ?
Dans le cas de l’avènement d’un
cyber-univers, tout ce qui est essentiel aux yeux strictement humains ou
même vivants s’effacerait à jamais de la mémoire d’univers conscient.
Aux
humains et êtres vivants qui veulent préserver leurs intégrités
conscientes au sein d’une mémoire vivante planétaire, je dis : SACHES
NOMMER TON ENNEMI.
Attention, je ne dis pas, "sus au
numérique« , mais »tout modèle développé qui ne prendrait pas appui sur
la nécessité pour l’homme de s’intégrer dans un processus biologique
procède de la destruction de notre identité collective".
La
conscience universelle peut se développer sans nous dans le chaos, Mais
si la conscience universelle nous oublie, nos identités mourons ou
erreront pour l’éternité, seules et sans support.
Si nous voulons
vivre, si nous voulons que quelqu’un de vivant se souvienne de nous, il
nous faut préserver la vie et notre environnement dans sa diversité.