Bien que menant une vie d’ascète (pas de tabac ou d’herbe, peu de café, alcool seulement avec des invités...), je ne suis pas opposé sur le principe à une éventuelle dépénalisation du cannabis.
Le gros problème dans le cas présent est le contexte : ce sujet revient sur le tapis parce que nous sommes incapables de juguler des trafics de plus en plus importants, qui mènent à des conquêtes de territoires à l’arme de guerre. Une dépénalisation serait un terrible aveu d’impuissance, et un signal fort pour encourager ceux qui pensent (malheureusement à juste titre) arriver à leurs fins par l’intimidation et la violence. Envoyons les chars démanteler les réseaux de drogue, comme au Brésil, ensuite nous pourrons discuter d’une éventuelle légalisation.
Quand à ceux qui me rétorqueraient que ces réseaux se tariront d’eux-mêmes avec la légalisation, j’ai bien peur que les faits ne plaident pas en leur faveur : en Hollande, la vente de cannabis est également tenue par les mafias... Légaux ou non, les commerces juteux attirent la convoitise des truands depuis que l’Homme est Homme.