Heu... Wahou... Mélenchon parle de « l’illégitimité du système de la dette » depuis (au moins) 1990 (congrès de Rennes du PS, motion 4 menée par Jean-Luc Mélenchon, 1,35% des voix). Il s’est penché plus avant sur la question lors de la protestation contre la casse du système de retraite, mentionnant à plusieurs reprises qu’on avait sciemment obligé la France à se financer en empruntant sur les marchés privés (donc à taux prohibitif) plutôt que de s’auto-financer à taux presque nul (dans la pratique, il existe toujours un taux d’intérêt minimal) et que, sitôt élu, il abrogerait ce système.
Sinon, la loi de 1973 (dite Pompidou-Giscard) n’existe plus. Elle a en revanche son équivalent dans le traité de Maastricht (que Mélenchon a soutenu à l’époque, reconnaissant dès 2005 qu’il s’agissait d’une erreur) puis dans le traité de Lisbonne. Par conséquent, rejeter le traité de Lisbonne c’est AUSSI rejeter la dette illégitime (il y a de la dette légitime ; elle peut d’ailleurs être jugée illégitime dès qu’elle pèse sur les finances publiques, ce qui peut donner lieu à moratoire, comme l’avait fait de Gaulle en 1945).