Je l’ai bien compris, mais vu le climat médiatique actuel, une annonce préalable au premier tour (inédite depuis Arlette Laguiller en 1974) d’un ralliement au second tour, même assorti de « conditions » (comme il se doit), obligerait le candidat concerné à lutter pendant toute la campagne contre les injonctions des éditocrates à se rallier dès le premier tour. Résultat : étouffement de tout écho, balaiement des propositions, procès permanent en légitimité, le tout aboutissant sur un désastre électoral.
En refusant constamment de répondre aux éditocrates quand ils lui demandent s’il votera pour le candidat socialiste au second tour, Jean-Luc Mélenchon mène une lutte de communication âpre rien que pour avoir le droit d’exister. Mieux : en retournant la question aux socialistes, il fait nettement savoir qu’il y a effectivement une chance pour que « l’autre gauche » passe devant le PS et se qualifie pour le second tour. C’est la bonne stratégie. Il n’est pas question de tout fichtre en l’air à coups de propositions malvenues.