Il n’y a aucun, je dis bien AUCUN rapport entre l’existence ou non de « races » et la biologie ou une quelconque science. AUCUN.
« Race », c’est un mot. En tant que tel, il renvoie à une réalité. Pour découvrir laquelle, il faut remonter aux sources.
Le domaine d’où ce terme est issu est l’élevage. Dans ce domaine particulier, on a appelé « races » des regroupements d’individus d’une même espèce présentant des caractères physiques communs et déterminés. Ces regroupements sont nés de plusieurs siècles, voire millénaires, de sélections, croisements, etc.
Donc les « races » existent bien avant qu’on ai eu fut-ce l’intuition de l’existence du génome. La réalité que décrit le mot « race » a beau ne pas correspondre tout à fait à ce que les biologistes déterminent (et en biologie, il y a aussi des « races », ce terme caractérise l’ensemble des individus d’une espèce capables d’avoir une descendance viable, c’est-à-dire fertile), elle n’en est pas moins pertinente.
A l’aune de cette détermination PUREMENT PHYSIOLOGIQUE, alors :
1) il existe des races humaines
2) nous sommes tous des bâtards
Cette histoire de « races » étant réglé (marre de voir les ahuris parler d’« ethnies » ou de « types » en pensant être moins inhumains qu’en employant le mot « race », alors que c’est précisément l’inverse, puisque le terme « race » n’a, lui, aucune prétention à la scientificité mais ne fait que décrire un état de fait de manière empirique, c’est-à-dire pifométrique), passons ensuite à l’amalgame fréquent entre l’acceptation de la notion de « race » comme donnée pertinente pour parler des êtres humains (c’est-à-dire le racialisme) et la théorie d’une hiérarchie quelconque entre les races, ou bien encore l’idée qu’il faille des « aménagements » spécifiques pour telle ou telle race (c’est-à-dire le racisme).
Ces deux démarches sont radicalement différentes. Même, l’une est la perversion de l’autre. Non, il n’est pas possible d’établir une « supériorité » ou une « infériorité » de telle(s) ou telle(s) race(s) par rapport à telle(s) ou telle(s) autre(s). Ça n’est pas possible chez les vaches, ni chez les chiens, ni chez les moutons. Ça n’est pas possible chez les humains. Ça l’est encore moins chez les humains du fait que, contrairement aux chiens, aux vaches, aux chats, etc., les humains ne sont pas classifiables dans telle ou telle catégorie de manière affirmée, tant les parcours sont différents et les critères peu fiables (ainsi, au début de l’anthropologie, les savants du XIXème siècle découvrirent de nombreux peuples africains dont toutes les caractéristiques physiques à l’exception de la couleur de peau les rapprochaient des peuples slaves, preuve que la couleur de peau d’une population, qui peut changer en quelques siècles seulement du fait de l’adaptation au milieu naturel, n’est pas très pertinente pour trouver une quelconque classification raciale des êtres humains, au contraire de la morphologie, par exemple, qui est plus pertinente sans être absolue, vu que nous sommes tous plus ou moins des bâtards).
Les biologistes se sont appropriés bien plus tard le mot « race » mais lui ont donné un sens totalement différent, qui fait que ce qui étaient auparavant des races différentes ne le sont aujourd’hui plus. Mais allez donc prétendre devant un éleveur de vaches qu’une Charolaise et une Aubrac, c’est la même race. Il va vous rire à la figure.
Ça n’est pas parce qu’on a voulu donner un sens nouveau au mot « race » que son acceptation a pour autant changé. En dehors du cercle assez restreint de la biologie, une « race » n’est rien d’autre qu’une détermination d’ordre physique et physiologique, plutôt vague, et qui n’a aucun, mais alors aucun, lien avec l’ADN.
Mais une chose est certaine : quelle que soit l’acceptation du mot « race » retenue, il est tout simplement idiot de prétendre que les femmes formeraient une « race » à part des hommes.
Et il est tout aussi idiot de prétendre que quelqu’un le prétend.