bonjour l’auteur,
d’une part, et en accord avec la réaction de morvan, ce FESF est un accord engageant les états, ce qui en d’autre terme revient à faire prendre les risques de défauts aux états contributeurs, et pour le dire plus clairement, aux contribuables européens.
Car toute la manœuvre est là, et bien claire : Les banques privées sont mouillées jusqu’au coup dans la dette grecque, le « sauvetage » consistant donc à faire transférer ces dettes privées dans ce FESF, dont la garantie est cette fois publique. Une fois que l’opération sera faite, « on » pourra laisser l’inéluctable se produire (défaut de la Grèce sur sa dette), et c’est au contribuable européen de régler la petite note.
Tout ceci serait très beau si il n’y avait que la Grèce ou l’Irlande : Le prochain pays à sauver en Europe sera un gros - Italie, Espagne, France, vous avez le tiercé en désordre des canards boiteux ... Et votre fond de stabilité sera attaqué sur deux front : d’une part le montant qui sera autrement plus important (on parle de 1400 milliards pour l’italie ...), et d’autre part chacun de ces 3 pays est un gros contributeur de ce fond. Autant dire que cette entité ne sera d’aucun secours dans l’éventualité de la défaillance d’un de ces 3 gros « piigs »
Bref, ce FESF est uniquement un moyen de plus de passer une dette privée en dette publique. Il est en constant relèvement depuis sa création (il en faut toujours plus), et il ne sera d’aucun secours lors du probable défaut de l’un des 3 pays que j’ai cité.
En une phrase : de la poudre aux yeux !