Je problème de la Grèce, n’est pas un problème de préteur, mais d’emprunteur.
Lors de sa création, l’Euro a été conçu comme une monnaie forte, voire effroyablement forte, voulue et organisée comme un Super-Mark.
L’avantage immédiat de de ce Super-Mark a été une baisse considérable des taux d’intérêts, dont les particuliers et les États ont profité pour emprunter à bon compte.
Crise oblige, les États ont emprunté sans limite. Or un jour il faut payer ses dettes !
La première raison de payer, est qu’un état existe toujours, ne change pas radicalement de forme et que rien, même pas les opérations d’investissements qui sont toujours d’un volume annuel comparable, ne justifie le recours à l’emprunt, si ce n’est la volonté de faire payer les dépenses actuelles par les contribuables et gouvernements futurs, une forme moderne du « Après moi, le Déluge ! ».
La deuxième raison de payer ses dettes est que si cet épisode exceptionnel de bas taux d’intérêts s’arrête, la charge de la dette, par exemple, un passage de 3 à 6% des taux d’intérêts peut devenir insupportable.
La Grèce, après avoir bénéficié de cet épisode et fait n’importe-quoi, c’est trouvée très endettée.
Or pour refinancer sa dette, elle est obligée de trouver des préteurs. Les institutionnels qui demandent que peu d’intérêts se débinant en préférant prêter à des Triple A, elle a été obligée de servir des taux d’intérêts élevés, 17% aujourd’hui un 6ème du montant du prêts chaque année, contre un 40ème pour l’Allemagne.
Sauf que le budget de la Grèce ne peut supporter un service de la dette qui peut dépasser celui-c !.
Sans compter avec les effets de panique, qui font la place aux préteurs à taux d’usure.
Or les agences de notation font fi des volontés publiques européennes qui veulent à tout prix empêcher la faillite de l’état grec, et font des prophéties auto-réalisatrices : En disant que la Grèce n’a pas les moyens de payer ses dettes, elle ne trouvera pas d’autres préteurs que des usuriers, donc elle n’aura pas les moyens de payer ces dettes !
Vae victis !
Après la Grèce, se serait le Portugal, puis l’Espagne, puis l’Italie, puis le France...
Peut être que la règle d’or des finances publiques sera votée par le Congrès, sinon, nous savons ce qui nous attend !