@beyh « Qui donc est assez fou pour participer à un tel génocide, avec de si nombreux participants, dont l’un ou l’autre finira par lâcher le morceau un jour ou l’autre. »
Pour les responsables : un fou qui se croit intouchable, au-dessus de la justice des hommes, parfois parce qu’il a été éduqué dans l’idée qu’il fait partie de la race des seigneurs se partageant le monde. Un fou qui sait que des affaires analogues ont pu être tenues dans le secret très longtemps grâce à des techniques éprouvées de manipulation de masses, techniques reposant sur la confiance atavique et enfantine que les dominés placent dans la bienveillance de leurs maîtres (combien de temps a-t-il fallu pour faire le compte des massacres perpétrés par Staline, le bon petit père des peuples ?). Un fou qui pense que le mensonge tiendra plus longtemps que sa propre vie ( 15 ou 20 ans ? ). Les membres du gouvernement Bush ont prouvé qu’ils étaient de tels fous en produisant de faux documents pour justifier leurs massacres ignobles en Irak. Incroyable ? Mais vrai ! Et ils ne sont pas en prison. Ils n’ont même pas eu une petite amende comme celle que vous aurez en dépassant l’horaire de votre parking. Ils sont milliardaires et se la coulent douce dans des palaces en continuant à contrôler les affaires du monde. Alors qui est le plus fou, ou le plus naïf. Vous ou eux ? Les dictateurs d’Afrique ou d’Europe ont parfois eu moins de chance. Mais de tels fous ivres de pouvoir ont existé et existent, l’histoire le prouve, malheureusement.
Pour les exécutants : quelqu’un à qui on n’a donné qu’une pièce du puzzle correspondant à son rôle et qui n’a aucune vue d’ensemble de l’opération, qui sait qu’il a beaucoup à gagner à se taire et tout à perdre à tenter de dénoncer ce à quoi il suppose avoir participé sans pouvoir en apporter la preuve et sans en comprendre toutes les implications, pas plus que la signification globale.
Pour les cadres : une catégorie intermédiaire faite de gens sélectionnés et préparés idéologiquement longtemps à l’avance, tirant orgueil de faire partie d’une caste de guerriers d’élite et d’être des loups informés dans un monde de moutons faibles et ignorants. Ce trait de caractère est typique de tous les cadres d’un régime totalitaire, choisis pour leur cynisme et leur absence d’empathie pour le reste de l’humanité. Les systèmes nazi et soviétique fonctionnaient grâce à cette classe d’individus.