Dans son hommage à Vidal-Naquet, sur le site du Nouvel-Obs, début août 2006, Jean Lacouture écrit :
“Comment aurait-il pu, enfin, lui, Pierre Vidal-Naquet, fils d’assassinés, lui, historien, n’être pas parmi les plus vigoureux pourfendeurs de l’imbécillité négationniste.
S’entendre dire par un Faurisson que les camps dont n’étaient pas revenus son père et sa mère n’étaient que des contes de bonne femme ?”
Est toujours un mauvais combat celui qui est mené sans probité. Il se trouve que Robert Faurisson n’a jamais nié l’existence des camps. Pourquoi donc le lui reprocher ?
Quant à l’expression “contes de bonne femme”, elle n’est pas de Faurisson, mais plus anciennement de Jean Pouillon, dans un numéro de la revue sartrienne Les Temps Modernes de 1946, et s’y rapportait non aux camps, mais aux travaux du Tribunal de Nuremberg.
Avec un tel manque élémentaire de probité, Jean Lacouture, déjà auteur d’une biographie édulcorée de François Mauriac est bien mal placé pour nous dire ce que nous devons penser de l’histoire, et de Vidal-Naquet. Sa devise serait-elle : « Qu’importe que je sois de mauvaise foi, puisque c’est pour la bonne cause » (Prévert, ironiquement) ??