• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Signaler un abus

Patrick Adam 7 août 2006 12:00
Patrick Adam

@ Rivers

Je vous cite « le désarmement du Hezbollah était voulu par la majorité des Libanais. » Peut-être, mais que ne l’ont-ils entrepris ? Il semblerait plutôt que le Hezbollah se soit surtout préoccupé d’accumuler les armes à plus ou moins longue portée, en provenance de la Syrie, de l’Iran et, on vient d’en avoir la preuve ce martin, de Chine...

Pour ce qui est du départ des troupes syriennes, là aussi, vu la liesse qui s’est emparée des rues de Beyrouth et du Nord Liban quand les colonnes blindées syriennes ont franchi la frontière à l’est de la Bekaa, une majorité de Libanais ne souhaitait que cela. Pourquoi ce « nettoyage » n’a-t-il été possible qu’appuyé par les pressions conjointes de la France et des USA, au lendemain de l’assassinat de Rafik Hariri, crime dont tout le monde connaît parfaitement les commanditaires ? Car si de telles pressions internationales n’avaient pas été exercées sur le gouvernement libanais, soyez sûr que les soldats Syriens seraient encore dans les casernes de ce pays (et il en reste même s’ils sont moins vsibles) et derrière le fauteuil de chaque ministre pour contrôler leur signature (d’ailleurs certains agents syriens y sont peut-être encore).

En aucun cas, le terme de résistance ne pouvait s’appliquer au Hezbollah jusqu’à la veille de l’attaque d’Israël, suite à l’enlèvement de ses soldats. Aujourd’hui, grâce aux Israéliens le Hezbollah retrouve un statut de « résistant » aux yeux d’une part non négligeable de la population libanaise. C’est là tout le paradoxe de la situation actuelle. Mais soyez-en sûr, une fois ce conflit réglé (et il le sera bientôt), chacun retrouvera ses marques et le Hezbollah ses ouailles. L’alliance momentanée avec le général Aoun ne tiendra que le temps que ce dernier se refasse une petite santé, car son influence au Liban avait été bien écornée ces derniers temps

Patrick Adam



Palmarès