Bien qu’il ne puisse être absolument représentatif des 3 millions d’entreprise en France, merci beaucoup pour votre témoignage qui montre que certains salariés ne prennent finalement réellement conscience de la valeur entreprise que lorsqu’elle se trouve en difficulté. A ce moment-là, ils voient probablement en la personne du chef d’entreprise, le capitaine d’un bateau qui n’irait au bon port des objectifs qu’à l’aide de chaque membre d’équipage.
Pour revenir à vos deux groupes d’entreprises, effectivement il existe deux stratégies dont dépend le traitement réservé aux salariés : la stratégie de rentabilité et la stratégie de développement. Seules les grandes entreprises, dont la notoriété assure un volume de vente pérenne et suffisamment important pour financer de lourds investissements de mécanisation ou de délocalisation, dont le prestige assure un personnel désireux de se faire un « CV » quelques soient les conditions de travail, seules ces entreprises peuvent se permettre une stratégie de rentabilité pour leurs actionnaires la plupart du temps. Les autres, PME, TPE, suivent au mieux une stratégie de développement, au pire de subsistance. Dans ce cas il va de soi qu’il faut s’entourer de la meilleure équipe, l’impliquer au mieux dans le projet d’entreprise et s’assurer de son maintien dans l’effectif. C’est à cette condition que des richesses pourront être créées plus encore demain qu’aujourd’hui et qu’une juste répartition pourra se faire, dans l’intérêt des salariés naturellement et dans l’intérêt de la création d’emploi. Dans l’intérêt du pays donc.