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armand 8 mai 2007 11:01
armand

Bonjour Cambronne, ça faisait longtemps... Au contraire du minou j’ai bien aimé le sourire de Ségo : résilience devant l’adversité, rayonnante, une vraie femme quoi... J’aurais pu en tomber amoureux (tenez, si elle voulait bien délaisser un peu le Premier Secrétaire...) alors que j’ai trouvé sa prestation au débat consternante.

Plus sérieusement, l’article en cause ici est consternant de bêtise mais représente, hélas, une dérive croissante chez certains ’jeunes’ (on est ’djeune jusqu’à quel âge, au fait ?) Avant, les râleurs c’éaient plutôt les vieux, qui rouspétaient contre les mauvaises manières des jeunes. Maintenant, toute une catégorie de chouineurs-pleurnichards, plus près de 35 piges que de 25 en général reprochent à leurs aînés tout et son contraire :
- leur conservatisme (le cas de cet article)comme s’il était anormal de de protéger, venu le temps de la retraite,un peu de sécurité et de bien-être. C’est la nature humaine.

Je signale à un des posteurs ci-dessus qu’avoir un emploi, une retraite n’est nullement un privilège - cela devrait être une norme. A moins de souscrire à la société de cauchemar que veulement les ultra-libéraux : précarité pour tous sauf les stock-optés et golden-parachutés du CAC40 (les patrons-voyous, selon l’expression de M. Sarkozy...)
- leur monopolisation de l’argent et des responsabilités, avec, à la clé, des ricanements au sujet du Viagra et des minettes (je rappelle à toutes fins utiles que les meilleurs clients du Viagra ce sont des jeunes en mal de performance). On a attent, il est vrai, un tel degré de saturation consumériste, que non content d’être jeunes, on veut aussi la richesse et la gloire. Ces râleurs obsédés par la satisfaction immédiate me font penser à un ado de 17 ans, récemment condamné en Turquie pour avoir assassiné sa grand-mère : elle refusait de lui donner de l’argent, or, disait-il, dans son quartier il FALLAIT porter de vêtements de marque. J’ai lu dans le Times récemment que l’ancestral esprit sportif des britanniques cédait la place au reflexe de toujours incriminer autrui en cas de déboires ou d’insuccès, à ne jamais dire ’c’est de ma faute, je ferai mieux la prochaine fois’. L’ex-idole métrosexuelle, Beckham, semble en être l’incarnation vivante. Dire ’c’est la faute des vieux’ procède du même esprit délétère. C’est injuste, et ça ne mène à rien qu’à dresser les générations (et demi-générations) les unes contre les autres.



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