Avis à tout ceux qui trouvent normal que Bolloré paie une fortune pour le voyage de son ami Sarko. Morceau choisi tiré de http://claude-soula.blogs.nouvelobs.com/ sur les liens Bolloré/Etat et les risques de confusion des genres :
Ces petites vacances lui ont été payées par l’homme d’affaire Vincent Bolloré. La question est donc non pas si ce sont des vacances de luxe, mais plutot : Qu’attend Bolloré en échange ? qu’aura-t-il en échange ? [...]
Ensuite, il a tenu à calmer les contribuables : « A la question posée par François Hollande, il est indiqué que ce n’est bien sûr ni la République, ni le groupe Bolloré, mais Vincent Bolloré à titre personnel qui a invité M. Sarkozy et sa famille, pour quelques jours de vacances »,
Puis Bolloré a osé dire que son groupe « ne fait pas partie du CAC 40 et n’a jamais eu aucune relation commerciale avec l’Etat français ». Autrement dit, qu’il n’attend rien de Sarkozy en échange. Mais c’est faux ! Bolloré détient le groupe publicitaire Havas, qui reçoit des contrats publics. Il détient la chaine de télé Direct 8, qui lui a été donnée par le CSA, donc par l’Etat. Il détient des licences de téléphone Wimax, qui lui ont été données par l’Arcep, donc par l’Etat. Enfin, il développe une voiture électrique, qu’il espère vendre aux collectivités publiques...Sa fortune repose donc partiellement sur l’Etat. Quand il nous fait le coup du « je n’ai rien à voir avec l’Etat », il ment. Et le président ment aussi quand il dit que Vincent Bolloré n’a « jamais travaillé avec l’Etat ».
Ce qui est inquiétant à mes yeux, ce ne sont pas 3 jours de croisière de luxe, c’est d’accepter un cadeau d’un chef d’entreprise, qui rêve en plus d’acheter le journal les Echos, ainsi que la télé TF1 à Martin Bouygues...Bolloré est devenu un des hommes les plus influents dans les médias français. Pas autant que Martin Bouygues mais peut être plus que Arnaud Lagardere. Que personne dans l’entourage de Sarkozy n’ait eu l’idée de lui signaler les risques de ce cadeau empoisonné, est inquiétant pour les mois qui viennent : plusieurs industriels ont déjà en tête les demandes qu’ils vont faire à l’Etat ( Martin Bouygues veut acheter Areva, Lagardere veut vendre ses parts dans EADS...). Si l’Etat veut apparaitre impartial dans ces négociations, c’est déjà mal parti.