La France n est pas divisée en « pro sarko » ou « anti sarko », mais entre deux ideaux antinomiques herités de la révolution française : liberté et égalité.
Ces deux concepts sont par nature antinomiques. Derrière ces idéologies réside une opposition dans l acceptation des niveaux de responsabilité.
Les égalitaristes tendent à vouloir diluer la responsabilité individuelle dans l irresponsabilité collective, ce qui ouvre la porte à tous les abus corporatistes. Ces egoismes sont de plus en plus mal cachés derrière des constructions intellectuelles ideologiques apparemment généreuses. L hypocrisie et l incoherence deviennent un mode de communication normal chez ceux qui profitent de la sclerose du système.
Face à la dictature de la rue, des minorités bruyantes, et le cout de plus en plus lourd d une dette devenue incompressible, la majorité silencieuse, forcée par le poids des charges à une productivité (et donc un stress) « championne du monde », a choisi deux fois un président de droite qui, par faiblesse, n a pas accompli les réformes demandées, malgré ses pleins pouvoirs. Il était donc logique que le choix se porte sur un candidat encré dans le réel s engageant cette fois sur des résultats.
Le bilan de 40 ans de laxisme budgétaire égalitariste est extrêmement inégalitaire :
- ascenceur social bloqué
- inégalités générationelles, les jeunes générations devant payer à la fois la dette accumulée par leurs parents, mais aussi leurs retraites.
- exclusion permanente de 10% de la population du droit à la dignité d un travail.
- accumulation des statuts privilégiés par nature inégalitaires, puisqu ils ne sont pas le résultat de la capacité à contribuer positivement à la collectivité, mais à la bloquer.
Cette déconnection du réel et la concurrence des victimisations est la responsable de la sinistrose francaise. La fierté nationale passe par sa capacité à innover et prendre des risques, bref à se réaliser hors d un système d assistanat infantilisant. Le projet de Sarkozy est donc bien plus à même de regonfler les egos collectifs que le changement dans la continuité proposé par les collectivistes.