@ l’auteur
Les chiffres de l’immigration aujourdhui doivent être étudiés sur une période plus longue que le rapport cité. Il faut au moins une génération complète (l’idéal serait deux générations) pour pouvoir établir une vraie tendance. C’est comme si on avait fait passer à la trappe tous ceux qui, comptabilisés en tant qu’étrangers avant 1990, ont été naturalisés depuis.
Il serait sans doute intéressant d’étudier les chiffres que donneraient l’écart allant de 1974 (date de l’établissement du regroupement familial) jusqu’à nos jours. C’est à peu près le laps de temps à travers lequel on a vu se fondre au sein de la société française les communautés polonaises, italiennes, espagnoles ou portugaises et ce dans une période appelée les « Trente Glorieuses », ce qui n’est franchement pas le cas aujourd’hui.
Ces propos n’induisent en aucune façon une adhésion à une politique de rejet de l’immigré sur notre sol ni de celui que nous décidons d’accepter. Mais à manier des chiffres, autant qu’ils représentent la réalité du terrain et non une philosophie.
Patrick Adam