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Patrick Adam 25 août 2006 07:08
Patrick Adam

@ biva

Il y a un paradoxe dès qu’on aborde les sujets liés à l’immigration (notamment maghrébine et africaine) : les mêmes « intellos » qui, pendant des décennies, ont magnifié le « droit à la différence », dès qu’on essaie de définir les contours de cette différence, se mettent à crier à l’imposture.

OUI il y a des différences culturelles très importantes. Elles ne s’effacent pas par l’obtention d’une carte d’identité. Vous parlez des Français des Antilles, mais l’éducation que les enfants y recoivent, de la part des part des parents et aussi de la rue (la rue étant un facteur éducafif non négligeable) n’est pas la même que celle que les enfants recoivent en métropole.

Pour ce qui est de l’Afrique en général et du Maghreb en particulier, l’éducation y est pratiquée sur des bases très différentes de celles pratiquées en Europe. Discrimination garçons filles. Droit d’ainesse. Place de « l’autre » dans la collectivité, etc...

Alors parler de différence, oui. Mais autant en définir les contours et ne pas noyer dans le même sac des cultures vraiment éloignées les unes des autres. Il suffit de voyager un peu pour s’en rendre compte.

Un intervenant a souligné la « différence » entre Arabes et Berbères. Elle existe bel et bien. Je la vis tous les jours et je pourrais en donner des dizaines d’exemples pris dans le quotidien. Bien sûr, vu de Paris ou à l’occasion d’un bref séjour à Essaouira, on ne sent pas cette différence, mais il suffit de s’immerger pendant quelque temps dans la réalité de ce pays pour constater qu’elle règle la quasi-totalité des rapports humains.

Bien à vous. Patrick Adam



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