Van Gogh, pour en revenir à lui, n’avait aucune conscience que ses lettre à son frère Théo seraient lues un jour par d’autres que leur destinataire, il n’avait donc aucune intention de passer à la postérité par l’écriture, ce n’est que par le pinceau qu’il s’est torturé les méninges toute sa vie. Mais c’est vrai que c’était une autre époque.
Aujourd’hui, le fait de devoir expliquer avec des mots ce que la toile, la sculpture, les installations ou les happening devraient dégager en émotions naturellement, a le don de m’oripiler. Essayer d’expliquer une couleur, une forme, un goût, une sensation tactile, une émotion, et a fortiori la combinaison de l’ensemble est pour moi peine perdue. Une oeuvre d’art vous parle ou alors elle se tait. Un véritable artiste fera toujours, de mon point de vue, des choses meilleures qu’il ne l’est lui-même et c’est pour cela qu’il ne pourra que dévaloriser son oeuvre en en parlant.