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Emile Red 29 mai 2007 11:57
Emile Red

Je vous suis totalement ExSam dans votre analyse.

On se complait à cracher sur le PS aujourd’hui comme s’il n’était qu’une pétaudière de vieux caïmans, en oubliant le volume de militants, on crache le PC en le rejetant à l’extrème gauche en oubliant qu’il est une donne de la gauche, on encense Besancenot comme un pantin désarticulé mais on ne voit aucune allusion à la LCR, idem pour Mamère et les verts.

Pendant ce temps on adoube les idées frontistes puisque maintenant ce sont des idées clairement de droite, on nous impose des fusibles à géométrie variable UDF, Modem, PSLE, pour noyer un peu plus le poisson, et dans tout ce soap opera quid du peuple, on le saucissonne en sondages, communautés, origines, ages, on le matraque au sens figuré comme au sens propre.

On éteint toute véléité de révolte en faisant passer la moindre critique comme une atteinte à la sureté, comme un acte illégitime ou pire comme crime et délit.

On élève le soupçon, la culpabilité, la délation au rang des valeurs morales.

Ce n’est pas le contexte politique qui bouge, ce ne sont pas les partis qui changent, mais ce sont bien les valeurs de cohésion de la nation qui sont remises en cause.

On ose dévaloriser les défenseurs des droits de l’homme en les affublant de sobriquets tendancieux alors qu’ils sont garant de nos libertés, de la justice autant que de notre constitution. On stygmatise les populations immigrées alors qu’elle sont la vitrine, le réactif de nos institutions.

Une nation dont les représentants n’ont plus la notion de charisme, de vocation, de désintéressement est une nation morte, quand ces mêmes représentants se croient indispensables, irremplaçables, quand ils prennent les atours du berger puis du messie, il y a fort à craindre que le peuple n’ait plus aucun attrait fraternel et qu’il faut à tout prix l’enfermer, le marquer, le dompter, le rentabiliser tel ce troupeau de moutons qu’il est devenu.

On en est arrivé à cette étape où accepter nous asservi et refuser et lutter nous dévalorise aux yeux de nos propres concitoyens déjà serfs.

Vive les lendemains qui déchantent...



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