Je pense avoir compris ce que vous vouliez dire, au contraire. La répugnance que nous inspirent certains crimes ne doit pas nous écarter de la juste proportion entre crime et châtiment. Faire souffrir un criminel par pur désir de vengeance est une dérive qu’il est important d’éviter (même si c’est parfois difficile).
Quand je dis que je souhaite qu’il la joue profil bas, ça ne vise pas tant son rôle de chanteur (à chacun sa vocation) que le tintouin médiatique qui va nécessairement accompagner la reprise de sa carrière. Je ne tiens pas tellement à ce qu’il commence à s’épancher dans les émissions TV ou les hebdomadaires, voire à (faire) écrire un livre. Ce serait son droit, mais cela me déplairait à moi, particulier totalement extérieur à l’affaire et à ses parties. De toute façon (et heureusement), mes opinions personnelles n’auront aucun impact sur l’avenir de Cantat.
Vous semblez penser que la souffrance morale qu’éprouve Cantat est une punition plus que suffisante. En fait, j’ai eu l’impression que vous pensiez qu’elle aurait pu justifier qu’il soit totalement dispensé de peine, voire considéré comme une victime lui-même. Il y a tout de même une différence importante entre l’exemple tragique que vous citez et cette affaire-ci. La femme dont vous parlez est coupable de bêtise. Enorme, certes, mais elle n’avait pas d’intention criminelle. Cantat, lui, a frappé sa compagne de façon répétée et violente. Peut-être qu’il a des circonstances atténuantes, peut-être qu’il souffre toujours de ses actes et peut-être effectivement que si un juge absolument parfait nous descendait du ciel il dirait que cet homme ne mérite pas de rester plus longtemps en prison, mais ce qu’il a fait n’était pas un accident et personne ne l’y a forcé.