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Gérard Ayache 31 août 2006 12:29
Gérard Ayache

@candidat007

La démocratie contemporaine est fondée sur le vote. Le vote, si l’on reprend les classifications du philosophe Pierre Lévy, est essentiellement une pratique « molaire » c’est-à-dire qu’elle prend les choses en masse et les ramène à des divisions simples, binaires (oui non, gauche droite, bleu rouge etc...) dans cette démarche, le vote réduit forcément les opinions, les simplifie à l’extrème (ave le concours hautement pervers des systèmes médiatiques) alors que les enjeux sont de plus en plus complexes.

Par ailleurs, toutes les pratiques que nous avons aujourd’hui sont « moléculaires », c’est-à-dire qu’elles adressent finement les réalités (en biochimie, en biologie mais aussi dans l’usage que vous faites tous les jours d’Internet). Ces pratiques sont en décalage avec les formules massives et molaires ; elles leur donne un coup de vieux qui devient rapidement insuportable car ce sont elles qui contribuent, entre autres, à ce que j’appelle « la grande confusion ».

Pourquoi ne pas imaginer des formules de vote qui soient « moléculaires » ? elles sont possibles, grâce aux développement technologiques et à l’hyper-information bien employée. Un seul exemple, le référendum sur le traié constitutionnel européen. Il fallait répondre Oui ou Non à une question hautement multidimensionnelle et complexe. Ce qui a induit non seulement une surprise, mais surtout une haute confusion dans l’interprétation des résultats)

Ne peut-on imaginer dans l’avenir (proche) de faire appel aux citoyens plus finement, plus fréquemment, plus pertinemment ?

Aussi, quand vous prenez pour une fatalité « le genre binaire de la politique », je vous dis que d’autres solutions existent, qu’elles peuvent être mises en oeuvre,et qu’elles le seront tôt ou tard car elles se situent dans un mouvement qui apparaît dorénavant comme irréversible : celui des intelligences en réseau.



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