@ Marouane
Je ne vais pas perdre mon temps aujourd’hui à vous donner un bref aperçu du déclenchement des opérations lors de la guerre d’Algérie. Tout le monde sait que le peuple algérien ne s’est pas soulevé ainsi qu’on l’écrit maintenant dans les livres d’histoire, mais qu’une poignée d’intellectuels (souvent formés à la pensée occidentale et révolutionnaire) ont manié le terrorisme pour effrayer les populations et les faire se dresser l’une contre l’autre. Si les massacres de Sétif ont été effroyables, ils ne sont pas l’oeuvre de génération spontanée.
Je n’ai aucune nostalgie de quoi que ce soit, et encore moins de l’Algérie française. J’étais jeune à l’époque et je n’ai jamais pensé que la France allait de Dunkerque à Tanmarasset. Je suis du reste assez amusé de voir tant d’Algériens aujourd’hui vouloir devenir Français. Et peut-être l’êtes-vous vous même. Je pense par contre que la façon dont l’Algérie a obtenu son indépendance n’est pas à mettre au crédit de ceux qui se sont battu pour cet objectif. Quant à la manière dont il ont géré cette indépendance, mieux vaut ne pas en parler.
Pour ce qui est des traces de cette guerre atroce, j’ai pu les constater moi-même durant les deux années que j’ai passées dans l’est algérien, près de la frontière tunisienne, dans des zones où ont eu lieu les plus violentes actions des maquisards. Il y avait encore une bonne dizaine de fellahs qui avaient le nez sectionné à la racine poour avoir fumé du tabac français. Je ne sais si vous en avez connu vous même, mais si le sujet vous intéresse vraiment (hors des manifestations identaires qui finissent par me lasser) je pourrais vous communiquer le décret du FLN qui a institué cette « pratique » locale.
Cessez-donc de m’adjoindre à vos recommandations. Je vous trouve bien léger pour prétendre à ce que vous croyez être une vérité et qui a les couleurs de la propagande non étayée. Je possède peut-être plus d’ouvrages sur la guerre d’Algérie que vous n’en possédez vous-même et durant les années que j’ai passées dans ce pays, figurez vous que je n’ai pu discuter qu’avec un seul des 2 camps que vous me voudriez voir fréquenter à présent : c’était celui des Algériens qui avaient combattu et non des salonards embourgeoisés qui écrivent l’histoire comme des girouettes.
Patrick Adam