à Bois-Guisbert, « »Naturellement. Le fait de croire en Dieu est un argument supplémentaire en faveur de la peine de mort. L’approche de la mort prochaine permet au criminel le plus endurci, de se réconcilier avec son « Créateur » et de gagner ainsi la vie éternelle, ce qui est le seule chose réellement importante pour un authentique croyant.« »
Et pour Sophie scholl ? Au fond, pour un croyant la vie ici n’aurait pas d’importance donc.
Ceci serait peut-être pertinent si tout le monde croyait en Dieu, y compris les condamnés. Mais les croyants n’en ont cure, qui méprisent ou tuent ceux qui ne pensent pas comme eux. Ils s’entretuent même entre eux parfois, pour des questions de détails.
Vous écrivez : « »Mais quand j’entends les curés actuels, j’ai vraiment l’impression qu’ils ne croient plus ni au paradis ni à l’enfer... « » Ah, mais croient-ils en Dieu ? Ou bien seraient-ils selon vous devenus agnostiques ?
Je l’ai longtemps été, jusqu’à comprendre que la seule chose de vraie dans toutes les croyances, ce sont les comportements qu’elles induisent. Le Dieu catholique est le plus grand parce que sa liturgie est la plus grandiose. Un agnostique perd son temps avec une croyance en quelque chose qui ne lui offre rien. « Tout discours sur Dieu qui n’est pas d’adoration est un discours vain », je fais mienne cette sentence d’un Rabin et j’ajoute : On ne peut discuter croyance avec un agnostique et une idée dont on ne discute pas est une idée morte.
Un agnostique c’est quelqu’un de prudent et superstitieux, et à ce titre, vis à vis de la peine de mort, il ne devrait pas se prononcer. Savez-vous ce qu’est une « brebis égarée » ? Ce n’est pas un esprit fort, non, c’est un agnostique, la cible préférée des prosélytes.