@ L’auteur
D’une part, il y a aussi des garçons qui réussissent. D’autre part, conviendrez-vous que les filles, étant plus responsabilisées au quotidien (tâches ménagères, aides maternelles envers les cadets) et ne désirant pas nécessairement mener la même existence que leur mère, soumise à l’autorité du père, puis du mari, puis en cas de décès du fils aîné, sont plus assidues à l’étude ?
D’autant qu’effectivement, les garçons ne subissant aucune autorité se croient les rois de la jungle.
Qu’ils soient victimes, comme une bonne partie de la jeunesse, de la tentation matérialiste de l’argent facile est une chose. Cela ne les dédouanne en rien de leurs comportements violents.
Il existe bel et bien un problème éducatif. Au sein même des traditions familiales. Etant moi-même fille d’ouvrier, ayant passé nombre d’années dans ce qu’on n’appelait pas encore une « cité », entourée parfois d’éducateurs qui venaient nous occuper dans les bacs à sable, je peux témoigner que mon frère n’en a pas pour autant pris l’habitude de maltraiter ses soeurs ou les filles du quartier, ni n’est devenu délinquant. Pas plus que mes soeurs ou moi-même.