Salut Marsu-pile-ami
C’est la seule solution : Bayrou. Je l’ai encore revu ce soir avec la guêpe Chazal. C’est vraiment le seul qui m’inspire confiance. D’autant qu’il sait avoir du punch quand il le faut (la claque spontanée au gamin qui lui faisait les poches est le meilleur geste politique que j’ai vu ces dix dernières années).
Ravi que tu partages mon point de vue sur Mitterrand. C’est à contrecourant mais comme tu l’as déjà remarqué, le courant j’ai une sérieuse tendance à m’en foutre de plus en plus. Ce que j’aime le plus dans Mitterrand rejoint ce que tu dis dans ta phrase suivante : c’est que ce n’était pas seulement un homme politique. C’était un personnage, à la fois réel et romanesque, enraciné dans ce qui a toujours fait l’esprit de la France. Un esprit fait de terre et de livres. Il portait tout l’humanisme de la France et toutes ses contradictions. Je trouvais cela très beau. Très humain.
Je suis heureux de pouvoir discuter comme nous le faisons avec Cambronne. C’est vrai que je m’entends bien avec lui et c’est d’autant mieux parce que nous venons d’horizons aux antipodes l’un de l’autre. En fait, c’est le genre d’approche qui me réconcilie avec tout le reste de l’humanité.
Bon oui, à part ça, le Vercors... c’est pas mal. Mais ça vaut pas un bon vieux Canigou. Faut pas déconner les gars. Le Canigou, c’était un dieu. Même qu’il était peuplé de fées et de lutins. La forge du Vulcain local. La statue que j’ai salué tous les matins pendant cinq ans quand j’étais pensionnaire à ses pieds. La montagne sur laquelle j’ai longtemps hésité à monter de peur de la déranger, et aussi parce que je l’avais contemplée de loin pendant trop longtemps. Est-ce que tu aurais eu envie d’escalader le Zeus Olympien de Phidias pour lui chercher des poux dans la tête ?
Merci pour ton lien avec les Bee Gees que j’aime bien, mais j’ai un vieux tromblon de PC en ce moment et je ne peux pas écouter le morceau. J’y reviendrai dès que je serai mieux équipé, sans doute à la fin de la semaine. A propos, tu n’es pas obligé de claironner aux quatre vents que je suis nul en anglais. D’autant que si tu ne m’as pas mis la traduction de la chanson j’y pigerai que dalle.
Mon « Words... Words... Words... » à moi, ça a toujours été celui de Ferré :
"Et qu’ont-ils à rentrer chaque année les artistes ?
J’avais sur le futur des mains de cordonnier
Chaussant des astres de mes peaux ensemellées
La conscience dans le spider je mets les voiles...
Shakespeare aussi était un terroriste...
Words... Words... Words... disait-il.
Videla ? En français : budelle, tripes - En italien : budella, tripes
En argentin ? allez-y voir ! De quoi dégueuler vraiment !"
A propos de chanson, tu as signalé de nouvelles paroles d’Adamo sur Inch’allah. J’ai pas noté sur quel fil tu l’as mentionné. Pëux-tu me le repasser, j’aimerais comparer. Adamo marcherait-il sur les pas de Dieudistribué ? De quoi dégueuler, vraiment !
Ravi de t’avoir parmi nous. Patrick Adam
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