Quel faux combat !
Le boeuf, qu’il soit de corrida ou de boucherie, n’a qu’un seul destin. Celui de finir dans une assiette.
La corrida est-elle plus monstrueuse que le couloir de la mort en céramique blanche ?
Dans l’arène au moins, le taureau a la possibilité, très mince mais réelle, de tuer son bourreau. À l’abattoir, jamais.
Mais s’il s’agit d’une revendication de végétariens extrémistes, pourquoi pas. L’inde est à ce propos l’horizon d’une vie rêvée entre vaches et hommes.
Pour le reste, la corrida est le dernier spectacle tragique, qui nous relie à notre essence d’humain, supérieur à la bête, mais cruel et fragile. Il nous renvoie l’image de nos traits les plus archaïques. Cachez ce sein que je ne saurais voir...
Privé de corrida, croyez vous vraiment que l’homme serait meilleur ?
Comme vous l’avez dit fort justement, lutter contre l’excision me semble un combat autrement plus important, et courageux...