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Christophe 9 juillet 2007 12:49
Christophe

Article affligeant de contre-vérités pour soit disant détruire des mythes dont il convient d’admettre que certains le sont vraiment ; donc acte d’un article objectif sur l’existence de certains mythes mais dont l’argumentaire pour les détruire est tout autant mysthique dans un objectif destructeur en quête d’une liberté absolue mais surtout pas sur le plan sociologique et politique (trop de risque de ce côté).

Reprenons un exemple :

Historiquement, les médecins ont toujours soigné même ceux qui n’avaient pas de ressources pour payer leurs honoraires.

Ceci est totalement faux. Certains le faisaient, mais pas tous.

Le serment d’Hippocrate le prévoit : « je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera ».

Ce serment devrait disparaître sous l’impulsion de ceux avec lesquels vous partager les idées ; pour ne pas dire idéologie. Le serment d’Hippocrate repose uniquement sur le code de la déontologie médicale qui n’est plus appliqué depuis des lustres dans les pays libres que vous citez ; USA en tête. La médecine, selon ce code, n’est pas un commerce. Vous devriez remercier la Sécurité Sociale qui participe, grâce à l’intauration du réglement Vitale 2, à la destruction de ce code de la déontologie pour lequel 2 valeurs principales sont détruites : La confidentialité personnelle des données de santé principalement à cause du cas spécifique extrême de l’urgence, et le colloque singulier par l’instauration du médecin référent.

Dans le passé, il n’y avait pas de tarif conventionné : les médecins adaptaient leurs honoraires aux moyens de leur patient, ils pratiquaient ainsi une solidarité directe au niveau le plus proche du terrain. Vous pouvez relire tout Zola, vous ne trouverez pas d’exemple d’un médecin qui ait refusé des soins à un malade sous prétexte que celui-ci ne pouvait pas payer.

Nul besoin d’aller relire Zola. Même aujourd’hui, en France, cela existe ; certains médecins ont été rayé de l’ordre pour avoir demandé une preuve de solvabilité avant d’intervenir ... ce qui est très courant aux USA.

Certes la Sécurité Sociale n’est pas sans reproche ; mais les exemples que vous mettez en exergue ne sont pas mieux ; sans doute même pire. La problématique française repose plus sur sa fiscalité que sur les structures ; bien des impôts, directs, indirects, à la source ou non, sont prélevés sur les revenus du travail. Dénoncer cet état de fait, pourquoi pas, mais tenter de détruire des mythes avec les poncifs utilisés et un numéro de jonglerie quelque peu osé. Mais la liberté c’est aussi pouvoir exprimer son dogme comme les prêtres le faisaient tout autant dans notre histoire ; et nulle nécessité d’aller lire ou relire Zola pour le vérifier ! smiley

AL relancerait-elle sa croissade antilibérale sous couvert de libéralisme !



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