Après tants d’échanges de feu, j’essaierai d’ajouter mon grain de sel.
On pêut avancer toutes les statistiques et explications qu’on veut, la délinquance prolifère sur un terrain fait d’incitation à la consommation et à la ’gratification’ (dans le sens du mot anglais) immédiate. Se surajoute à cela le peu d’empressement à intervenir des uns ou des autres. Cela se rencontre à tous les échelons - j’en vois la preuve symbolique dans la démultiplication d’obstacles matériels dissuasifs barrières, piques en fer, les ’potelets’destinées à éviter toute confrontation entre l’automobiliste délictueux et le policier.
La police se manifeste alors uniquement par des opérations pontuelles, style ’coup de poing’, violentes et limitées dans le temps, et non par un maillage permanent, assuré par les bons vieux sergots des carrrefours.
Tout cela dénote, s’il en était encore besoin, une cohésion sociale en loques.
On peut comparer à d’autres pays - tout récemment, à Antalya en Turquie j’ai assisté à l’arrestation d’un malfrat dans un jardin public. Il venait de latter un des deux policiers qui tentaient de l’arrêter et prenait la fuite. C’était un costaud qui savait de toute évidence se battre. Deux passants lui sont rentrés dedans, l’un d’eux prenant un coup, l’autre réussissant à le faire tomber, le temps que la police le rattrape. Détail saugrenu, les vieux jardiniers du parc étaient eux aussi partis à ses trousses, brandissant lurs pelles et leurs bèches.
Or les deux passants qui ont couru des risques, deux jeunes hommes, n’ont pas attendu la moindre félicitation et ont pousuivi leur chemin.
Je vous laisse le soin d’imaginer pareille scène en France !
Concernant les délinquants ’ethniques’, on notera que notre époque permissive rend pratiquement impossible la gestion d’une famille nombreuse sans que quelques uns ne basculent dans la délinquance faute de suivi.
Je pense qu’il n’est pas abusif de parler de traditions culturelles : ainsi, les Méditerranéens ont souvent une attitude très laxiste envers la loi - dans les sociétés plus anciennes, en Europe du Sud, dans le Maghreb, la loi était traditionnellement le fait d’états tyranniques et arbitraires qu’on fraudait et qu’on volait sans vergogne, quitte à subir en retour des représailles très lourdes.A l’inverse, en Turquie par exemple, le vol est considéré comme un crime encore plus terrible que la violence.
Certains des posteurs ci-dessus apprécieront que dans ce pays on voit encore des gens compter leur billets de banque, dans la rue, au sortir des agences bancaires.
A cela, se surajoute chez nous une sous-culture venue des ghettos américains et recyclée pour le plus grand profit des majors valorisant le prédateur, le proxénète, celui qui prend ce qu’il veut, quand il veut.