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claude 17 juillet 2007 11:17
claude

bonjour gazi,

je ne connais pas très bien la littérature orientale : la seule oeuvre que j’ai lue, et encore, en version édulcorée, se sont « les milles et une nuits ». smiley

mais j’ai entendu parler de ces nombreux journalistes, écrivains, artistes qui ont été emprisonné ou ont perdu la vie pour avoir oeuvré pour que l’évolution de l’islam touche tous les fidèles de cette religion. il faut que leur combat continue au travers de notre réflexion sur les manières de faire passer leur message. car sans instruction, pas d’évolution. on ne peut demander à moïse de conduire une voiture, si on ne lui a pas enseigné la conduite.

ce qui me désole et me navre, c’est de voir à quel point certains se laissent emporter par la rage et la haine.etpar là même, déforment mes propos avec la plus belle mauvaise foi.

ces gens là, passent sous silence le travail de l’aga khan, qui par tradition oeuvre pour le développement de la planète et soutient des programmes d’éducation partout dans le monde :

- http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/islamisme/dossier.asp?ida=458687 : «  »" LEXPRESS.fr du 04/07/2007 Karim Aga Khan ’’L’éthique de l’islam repose sur la générosité ’’Propos recueillis par Éric Chol et Christian Makarian

C’est un homme secret, une figure sacrée. Descendant du prophète Mahomet, par le biais de son cousin et gendre Ali, il est pour 15 millions de chiites ismaïlis l’imam suprême, le gardien d’une orthodoxie détenue et transmise par la même famille depuis treize siècles et demi. Visage souriant mais ferme dans sa foi(...), il est l’image même du prince mondialisé et incarne un islam ouvert au dialogue, tourné vers l’action humanitaire, engagé dans le développement durable et la protection des minorités . (...)«  »"

- bien sûr il y a eu et il y aura toujours des personnes tentées par la dictature, soit politique, soit religieuse, mais jeter l’anathème sur le reste de la communauté revient à être comme ces extrémistes.

- ce que ne comprennent pas ou ne veuillent pas comprendre certains sur ce fil, c’est que, oui, je suis tolérante et respectueuse des autres, mais, cela ne veut pas dire que je vais me laisser marcher sur les pieds. les extrémistes n’ont rien à faire dans une démocratie, il faut donc les mettre hors d’état de nuire, notre code pénal permet de le faire : incitation à la haine raciale, association de malfaiteurs, port d’armes illégal, complot visant la sécurité de l’état, préméditation de meurtres, d’attentats... les corses et les basques savent de quoi il en retourne quand ils se font pincer...

- les états unis de bush ,sont à la tête d’un mouvement qui a tout fait pour mettre en place ces fous de dieu :

- http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/islamisme/dossier.asp?ida=420985 : «  »"L’Express du 20/09/2001 Washington-islamistes Liaisons dangereuses par Michel Faure, Sylvaine Pasquier

Les « fous d’Allah » furent longtemps les alliés de l’Amérique dans son entreprise d’endiguement du communisme. Depuis, le « nouvel ordre mondial » a bouleversé la donne. Voici comment les amis d’hier sont devenus les ennemis d’aujourd’hui(...)

les Etats-Unis ont toujours été pour le monde musulman un partenaire inconstant, ambigu et maladroit, un pompier pyromane, ne maîtrisant pas ce qu’il prétendait contrôler, choisissant mal ses amis, décevant ses alliés, exaspérant ses adversaires. Pourtant, pour Washington, le Proche et le Moyen-Orient sont des zones essentielles et stratégiques, voire, parfois, sentimentales. Ici se rencontrent le cœur et l’intérêt, une amitié fidèle à l’égard d’Israël et le besoin absolu du pétrole d’Arabie, mais aussi une passion plus intime pour la terre de la Bible de la part du peuple américain, dont l’histoire, les traditions et, souvent, la foi ont été façonnées par le christianisme évangélique.

Dans l’heureux temps où le monde était encore simple et divisible par deux - l’Ouest et l’Est, l’Occident et les soviets, l’Amérique bénie de Dieu et l’empire du Mal - Washington a toujours vu dans les populations musulmanes des alliés potentiels dans son entreprise d’endiguement du communisme, aux marges de l’empire soviétique, (...) Dans les sympathies américaines, les religieux l’emportaient de loin sur les laïques, (...)Aux yeux des Américains, eux-mêmes plutôt portés sur la religion, les fidèles musulmans étaient, comme les juifs d’Israël, avant tout des croyants. Enfants du Coran, de la Torah et de la Bible, tous pouvaient trouver sans doute un intérêt commun dans le containement du communisme, doctrine athée prônant la mort de Dieu et reléguant les religions au rang d’ « opium des peuples ». (...)

Le pari d’un islam modéré

Bill Clinton hérite de cette situation calamiteuse et tente de redonner un peu de cohérence à l’attitude des Etats-Unis à l’égard du monde musulman.. (...)« L’Amérique refuse l’idée que nos civilisations doivent s’affronter, déclare Clinton en Jordanie, en octobre 1994. Le danger n’est pas l’islam. Il est dans l’extrémisme politique qui se sert de son nom. » L’ennui, bien sûr, c’est que Washington ne semble guère intéressé à soutenir d’éventuels mouvements démocratiques dans le monde arabe et continue à traiter aimablement avec des gouvernements autoritaires et les monarchies féodales de la région. (..)

Pour les républicains entourant George W. Bush, Clinton avait une vision wilsonienne de la diplomatie américaine, censée façonner le monde en vertu d’une vision morale, humanitaire, dépassant les propres intérêts nationaux de l’Amérique. Rien de tel avec Bush junior, qui, durant sa campagne électorale, restait sans voix quand on l’interrogeait sur les taliban. Il promet, lui, « humilité et modestie ». En d’autres termes : débrouillez- vous sans nous. Le paradoxe de la haine des terroristes à l’encontre de l’Amérique aujourd’hui est qu’ils imaginent de sa part un messianisme agressif au moment même où celle-ci se replie sur ses frontières, voire, dans le meilleur des cas, sur son seul hémisphère. (...)«  »"

- en france même, les religieux chrétiens tentent de refaire surface : on regarde la paille sui est dans l’oeuil de l’autre pas pas la poutre qui est dans le sien :
- http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/islamisme/dossier.asp?ida=437950&p=8 : Paru dans L’Express du 27/04/2006 N’éteignons pas les Lumièrespar Eric Conan

«  »" A l’heure où la Bibliothèque nationale de France leur consacre une remarquable exposition, comment se portent les idées qui ont fondé nos sociétés de liberté ? Force est de constater que ces dernières les oublient, voire les renient, comme le montre l’actualité récente, des polémiques sur le blasphème à l’affaire Ilan Halimi(...)

Mais revenir aux sources et aux exigences des Lumières, c’est aussi mesurer leur oubli croissant dans nos sociétés habituées à la paix qu’elles nous ont longtemps garantie. En concevant cette exposition, son commissaire, le philosophe Tzvetan Todorov, déjà sensibilisé aux bienfaits pratiques des Lumières par son passé d’exilé de l’Est, avait l’intuition de l’urgence de rappeler les conditions non négociables de leur respect à « un moment historique marqué par le 11 septembre, par les attaques d’un certain fanatisme religieux contre la laïcité, contre l’égalité des hommes et des femmes ».

- L’abandon de la liberté d’expression, attaquée dans son principe mais guère défendue

« L’idée de critique est consubstantielle aux Lumières », rappelle Tzvetan Todorov. Et elle ne peut pas avoir de limites, puisqu’elle repose sur le subjectivisme : par définition, l’usage, par les uns, de leur liberté d’expression déplaira aux autres, mais ce déplaisir, qui peut aller jusqu’à la souffrance morale, est le prix de cette liberté pour tous. La liberté d’expression est un droit mais aussi un devoir : supporter celle des autres. Une partie non négligeable de la vie culturelle doit beaucoup à l’usage illimité de cette liberté, certains mouvements, comme le surréalisme, ayant largement sollicité le blasphème et la provocation anticatholique.(...)

- Retour à la responsabilité collective contre l’autonomie de la liberté individuelle

« Un gouvernement démocratique ne peut jamais s’excuser au nom d’un journal libre et indépendant. » La réaction immédiate et restée invariable d’Anders Fogh Rasmussen, Premier ministre danois, position typique des Lumières, aurait dû entraîner un mouvement de solidarité européen autour des Danois agressés en tant que danois et tenus responsables de ce que fait chaque Danois.(...)« Tu es responsable de ce que ton semblable a fait » - qui anime racismes et antisémitisme.(...)

- Retour de l’obscurantisme contre la Raison : les croyances mises à égalité avec la vérité

L’un des fondements des Lumières a été brutalement contesté par l’affaire danoise : la distinction entre les réalités et les croyances, le discours religieux et le discours scientifique, opposition devenue une évidence en Europe, mais qui anima le XVIIIe siècle, ainsi que le montrent nombre de documents de l’exposition Lumières ! témoignant d’une lutte alors vive entre le raisonnement scientifique et l’obscurantisme, dont nous avons perdu le souvenir.(...)

- L’universalisme décline sous l’influence du relativisme culturel : le principe de l’égalité devant la loi s’applique à géométrie variable

C’est le grand retour du maurassisme : la tribu, le groupe, le sang, la race priment de plus en plus sur l’individu autonome, émancipé de toute dépendance, qu’avaient voulu les Lumières. Le « droit à la différence » en vogue dans les années 1980 en Europe - y compris en France, où le modèle républicain fut quasiment mis entre parenthèses - a conforté la dynamique communautaire d’Européens d’immigration récente et venus d’horizons étrangers aux principes des Lumières. La suspension de ces principes pour certaines parties de la population en raison de leurs origines s’est ainsi répandue, de la polygamie reconnue par le Conseil d’Etat en 1980 au refus des organisations musulmanes de respecter la liberté de conscience (droit de changer de religion) accepté par le ministère de l’Intérieur en 1999.

Il y eut un mouvement des Lumières au sein des élites musulmanes à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Epoque où, parmi bien d’autres, le mufti d’Egypte Muhammad Abduh affirmait que, en cas de conflit entre la Raison et la tradition religieuse, « c’est à la Raison qu’appartient le droit de décider ». De même, Qasim Amin revendiqua l’égalité de l’homme et de la femme dans une société totalement mixte. Et Ali Abderraziq proposa de renoncer au système de pouvoir de l’Etat islamique pour adopter la forme des Etats européens, séparant pouvoirs spirituel et temporel.(...).

Et il y a bien, autre tabou, un rapport particulier de l’islam avec la violence. A l’origine, Mahomet fut un chef religieux et militaire allant de succès en succès par les armes, tandis que Jésus fut un homme seul et pourchassé ayant comme seule arme le verbe. (...) Ce qui se traduit par une dissymétrie fondamentale : les religions chrétiennes furent sanglantes et meurtrières en s’éloignant de leurs textes tandis que l’islam le fut en se rapprochant des siens. C’est pourquoi les partisans d’un islam pacifique proposent de réformer le Coran en le purgeant de ses versets violents contre les infidèles. Mais, pour l’instant, ces réformateurs y laissent souvent leur vie.

- Les Lumières, fragiles, peuvent s’éteindre si elles ne sont pas défendues

Dernière différence qui nous sépare des artisans des Lumières : ils avaient conscience de la fragilité et de la contingence de leurs valeurs, parce qu’ils avaient connu l’absolutisme et le poids des préjugés qui lui préexistaient. Ils savaient qu’il fallait défendre avec conviction, et en permanence, l’esprit des Lumières. (...)

Voltaire n’est plus là pour répliquer. Qui reprendra sa réponse, que l’on peut lire sous une vitrine à l’exposition Lumières ! : « Le droit de dire et d’imprimer ce que nous pensons est le droit de tout homme libre, dont on ne saurait le priver sans exercer la tyrannie la plus odieuse » ? « « « 



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