Claude,
La translation avec Sisyphe en parlant du Sisyphe Indien est assez parlante.
Je ne sais pas si elle vous interpelle, mais moi j’y vois pas mal de choses et de non sens.
Au moins, lui, le Sysiphe Grec, dans la fameuse mythologie, ne perd pas systématiquement la mémoire quand il revient au fond du précipice récupérer son rocher qui venait de rechuter pour la n-ième fois.
Ce qui est drôle, c’est que le Sysiphe Indien retombe toujours au fond du précipice tout en perdant la mémoire de sa vie passée : je n’y vois aucune morale.
Ahhh, il faudrait oeuvrer pour ne pas se réincarner dans la peau d’un esprit inférieur ?! Pfff, la fourmi transportant la lourde graine à toute sa colonie est meilleure combatante que le Sysiphe Indien et Grec : elle, elle arrive au moins à une fin, et oeuvre pour une finalité palpable.
Je préférerais me réincarner en fourmi ou en un vieux chaîne que de chercher le nirvana d’un Sysiphe Indien. Le nirvana de la fourmi et du grand chaîne sont plus louables.
Il court il court e hamster dans sa roue, incrustrée dans sa cage. Il rêve de liberté, et alors, il court, il court, de plus vite, et de plus belle, en s’imaginant dans les champs verdoyants, alors, il court, il court, jusqu’à ce que le coeur cesse de battre. Quelques asticos trouveront leurs nirvanas.