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Paradisial 23 juillet 2007 20:26
Paradisial

Forest Ent,

Concernant le terme Allaha vous vouliez vérifier à travers la fourniture d’une source l’authenticité d’une telle formulation !

Ok, j’y viendrais graduellement.

Sachez que mon logo correspond au terme Allaha dans sa transcription araméenne (je l’ai personnellement reconstitué) ; vous pourrez vérifier les correspondances en vous vous servant de ce tableau.

NB : la transcription se lit de droite à gauche (comme pour la plupart des langues sémitiques) ; elle est constituée ainsi :

  • 1ière lettre : Aleph (A)
  • 2ième lettre : Lamed (L)
  • 3ième lettre : Heh (H)
  • 4ième lettre : Aleph (a) ne jouant ici que le rôle d’une semi-consonne de terminaison. En araméen, la plupart des mots singuliers se terminent avec un a

En consultant ce document qui est mien : Le Nom de Dieu dans la Langue de Jésus, vous trouverez une capture d’image renvoyant vers le site soureth.com ; cliquez juste dessus pour y être renvoyé.

Voilà un document qui est pas mal intéressant : SYRIAC-ARAMAIC VOCABULARY (en pdf). Le même, mais en format html : LEARN ASSYRIAN ONLINE.

Et voila un petit démonstratif assez ludique : les noms de quelques animeaux en araméen (quand on connait l’arabe classique, voire même dialectal, on peut aisément reconnaître pas mal de mots // il en est de même dans les précédants documents).

Concernant l’hébreu, oui, je le confirme encore : Dieu est dit Eloh voire Elah. De Eloh ont été dérivés les termes : El, Eloah, et Elohim.

Les hébraïsant prétendent que c’est Eloah qui serait le singulier de Elohim ; or cela est un pieu monsenge, quoique l’on retrouve dans l’Ancien Testament le terme Eloah (plutôt que Eloh). Une fine analyse philologique s’impose.

En matière de linguistique on ne peut approcher les langues sémites à l’image des langues latines ; aussi les approximations que vous émettiez ne sont point séantes.

Dans les langues sémitiques, le vocabulaire tire sa grande richesse via un fabuleux jeu de calibres linguistiques grâce auxquels on extrait des mots que l’on dérive à partir de racines trilières (constituées de trois lettres). La base même de ces langues sont les racines trilitères (il n’y a pas de racines à deux lettres) ; tout est dérivé de ces racines. Les consonnes n’existent pas ; elles sont illustrées sous forme de signes diacritiques.

Dans l’Ancien Testament, on retrouve le mot Eloah et non pas Eloh. ELoAH s’écrit en quatre lettres (Aleph + Lamed + Aleph + Heh, soit : A+L+A+H), tandis que ELoH s’écrit en trois lettres (Aleph + Lamed + Heh soit : A+L+H). Bah, figurez-vous que, si on enlève les signes diacritiques ELoAH pourrait etre relu ALLAH ; et il en est de même de ELoH.

Allah aussi s’écrit selon la forme : Aleph + Lamed + Aleph + Heh, soit : A+L+A+H.

Les juifs auraient-ils changé la lecture phonétique du nom de Dieu (vu que la prononciation arabe et araméenne soient similaires, et que seule celle judaïque diffère ; 2#1) ? Une telle interrogation ne mériterait même pas d’être posée. Philologiquement parlant, le mot ALH est partagé en commun dans les trois langues (araméen, arabe, hébreu), ce n’est que la disposition des signes diacritiques qui en change la pronciation d’une langue à une autre, et ce sans que le mot lui même ne change de sens.

Le terme Allah appartenait à la langue arabe, et ce avant la naissance même de l’Islam. Dans la langue arabe antéislamique Allah signifiait Dieu. En Islam en le reconnait comme faisant partie de la tradition Abrahamique, léguée par Ismael aux arabes. Les arabes de la période antéislamique étaient des polythéistes : ils reconnaissaient Dieu, comme Créateur Suprême, mais lui associaient des idôles intermédiaires ainsi que des fils et des filles et une foultitude de demi-dieux. L’Islam vint briser toutes ces associations et idôlatries, et restaurer le monothéisme en se voulant revenir à la tradition adamique et abrahamique.

Mohammed (que le salut de Dieu soit sur lui) est venu restaurer le Monothéisme (tel tous les messagers qui l’on précédé, quand les révélations de leurs prédécesseurs s’éfritaient ou se retrouvaient trop altérées).

Dans la tradition islamique, l’islam n’est pas une nouvelle religion, mais la religion originelle.

Dieu est UN. Son message également, celui que tous les prophètes ont colporté.

L’histoire de l’apostolat est semblable à l’image d’un grand fleuve dont l’eau coule depuis une seule source : les prophètes sont tels des hommes qui se tiennent debout tout au long dudit fleuve, certains sont en amont, d’autres en aval.

Il n’y eut pas des religions, mais juste une : celle de tous les prophètes.

Dans la tradition musulmane, il est rapporté que Dieu révéla à l’humanité 124.000 prophètes (dans différents temps et dans divers espaces, chez des sociétés assez disparates), dont 315 messagers (portant une révélation codifiée).

Bhuddah, Mani, Zoroastra, Confucius, Brahma .... tous ces hommes qui ont instruit une certaine sagesse à l’humanité, pourraient appartenir à cette lignée de prophètes. Ce n’est que par paganisme et différentes outrances et innovations que les messages furent altérés par les générations qui leur furent postérieures (certaines allant jusqu’à diviniser les prophètes eux-mêmes).

Sachez que le terme Allah fut commun aux croyants musulmans, juifs et chrétiens d’expression arabe. Du temps du prophète, le Rabbin de Médine s’appellait Abdullah ibn Sa-e-naa. L’un des prêtres appartenant à la déléguation chrétienne issue de la région de Najraan que le prophète avait reçue à médine s’appellait Abdullah lui aussi.

Je vous invite à explorer ces deux documents (de ma facture) :

A propos de votre dernière question : il n’y a pas de « aï » comme terminaisons de pluriel en araméen.

Les pluriels sont assez complexes dans une langue sémite telle la langue arabe. Je ne sais pas si c’est le cas en hébreu (on n’y remarque souvent que l’adjonction du suffixe « im ») ; quant à la langue araméenne elle est peu étudiée et connue pour que je vous réponde en toute précision.

Voilà un document qui pourrait vous intéresser : quelques illustrations (explorez la seconde moitié du document).

Vers la fin de ce document vous pourrez retrouver plusieurs mots et formules employés dans le vocabulaire religieux proprement araméen.



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