Monsieur Mourey,
La citation est belle, on dirait du Corneille. Mais, elle n’est la preuve de rien d’avéré. Je rejoins Yohan sur ce point.
Malheureusement pour nous, aucun des participants du côté « gaulois » au siège d’Alésia n’a laissé d’écrit, fiable ou légendaire, qui puisse permùettre de savoir ce qu’a réellement dit ou pensé le chef des tribus gauloises révoltées, ni les raisons de ses choix stratégiques malheureux pour sa cause.
C’est ainsi, on peut le regretter, mais inventer ne sert ici à rien et à personne.
La légende de la Gaule unie et résistante à l’envahisseur romain (version 19ème siècle ou Astérix), une Gaule qui n’avait jamais existé comme pays uni ou comme Etat « national », est de la même veine.
Faire de la Gaule divisée, morcelée, tribale et factieuse, un point de départ d’une unité nationale est compréhensible pour un Napoléon III sans droits au pouvoir autre qu’un coup d’Etat illégitime par essence, mais cela ne satisfait pas les nécessités de la rigueur et de la vérité historiques, comme Ferdinand LOT l’a bien rappelé et souligné dans son « Histoire de la Gaule ».
La même problématique s’applique aux « Germains », aux « Slaves », et aussi aux « Illyriens », entre autres, toutes des appellations romaines données à des ensembles de tribus occupant un territoire que les géographes romains nommaient en fonction de choix propres : une tribu par exemple, un chef connu et dont ils fixaient les limites.
Nul ne sait même précisément, avec une preuve irréfutable, où, quand et comment finit la vie du chef insurgé issu des Arvernes, même si l’on dit depuis longtemps qu’il mourut étranglé dans une sinistre prison de Rome où César l’aurait enfermé.
On s’éloigne du sujet du fil, mais cela est une rectification afin que les lecteurs dissocient bien réalité et fiction.
Bien cordialement vôtre,