J’ajoute encore ceci à titre d’illustration : ici en Alsace, le Front National a toujours fait figurer dans ses tracts la défense de ce concept obscur et pernicieux du bilinguisme (en jouant sur l’ambiguïté de ce qu’il faut entendre par là : français/allemand ou français/alsacien ?) et je suppose qu’il en est de même partout où se pose la question, d’où une partie de son succès en Alsace bien sûr (pas du tout donc par conviction souverainiste prioritaire) mais aussi en Corse pour les mêmes raisons. La Bretagne résiste, elle, à cette tendance, à cause de son fond démocrate-chrétien, de l’importance du vote de gauche, et d’un particularisme fondé sur une culture plus vaste et plus profonde que ce n’est le cas pour l’Alsace (dialectes hétérogènes et non écrits) ou pour la Corse (culture régionale littéraire confidentielle), et authentiquement régionale.