Georges,
La mort de Philippe Jaffré a été précédée dans de nombreuses rédactions parisiennes de presse de beaucoup de rumeurs diverses et variées sur Philippe Jaffré, son passé et ses activités durant ces dernières années.
Comme on dit élégamment, le « Tout Paris » a ses informations que le commun des mortels n’a pas toujours... C’est regrettable sur le plan de l’information, mais la France a ce type de fonctionnement assez socialement cloisonné sur ce plan.
La version officielle donnée à la presse a été une « longue maladie ». Nulle part, le cancer est cité comme tel. Dans ce qui est devenu le groupe Elf-Total, de nombreuses sources ont donné à des journalistes comme à des citoyens d’autres informations légèrement discordantes de la version « presse », qu’il ne nous appartient pas de reprendre sans preuves à l’appui, mais qu’il importe de noter pour le droit à l’information.
Personne d’ailleurs n’a, cela est intéressant, en tout cas à ce jour et sauf erreur de notre part, indiqué quel type exact de « longue maladie » (il y en beaucoup qui peuvent se voir appliquer ce vocable) aurait frappé Philippe Jaffré.
La thèse du « cancer » que vous avancez n’est pas validée pour le moment par des sources écrites avérées.
Ses thuriféraires et anciens patrons ont surtout souligné, non une longue maladie par nature douloureuse et marquée par l’absence du malade, mais son activité persévérante de lobbyiste auprès de la Commission Européenne de Bruxelles.
C’est le cas sur Wikipédia qui reste aussi sur ce sujet très évasif.
Il reste que le décès de Philippe Jaffré peut aussi permettre à la direction actuelle du groupe de « se décharger » du passé -du passif ?- des années 1990 afin de tenter de restaurer une image publique nouvelle, différente des images d’anciens dirigeants jugés, en fuite, emprisonnés (Le Floch-Prigent) ou morts de façon foudroyante (comme Alfred Sirven).
Par ailleurs, un acteur du dossier des frégates a ainsi disparu. C’est bien dommage car il aurait pu aussi éclairer, le moment venu, la Justice sur les faits et la vérité.
Bien cordialement vôtre,