Cher Manuel,
Connaître une lettre et ne pas en faire état ne signifie rien d’autre qu’un choix rédactionnel fait en fonction des buts de l’article publié.
Cette lettre à Elisabeth Guigou, envoyée auparavant à François Mitterrand, certains en connaissent le contenu.
Le livre cité, non- contredit par personne à ce jour sur aucun fait qu’il énonce, en fait état. La source est citée et elle n’a jamais été contredite.
Peut-être que les silences d’Elisabeth Guigou, comme les choix des deux magistrates en charge du dossier dit « ELF » à l’époque ( ELF est alors dirigée par Philippe Jaffré), auront un jour prochain leurs explications.
Divers acteurs du dossier- que j’ai rencontrés- indiquent que les magistrates voulaient « se payer Roland Dumas », ou encore pointent des relations présumées très amicales entre Elisabeth Guigou et Alain Gomez ( PDG à l’époque de Thomson).
Ceci étant, il me semble que vos remarques passent à côté de ce qui devrait, pour des citoyens attentifs à l’intérêt général, être au centre du débat : la levée totale du secret-défense sur les affaires citées.
Car au-delà des points que vous soulevez comme s’il ne fallait pas parler de ces dossiers nauséabonds - ce qui reviendrait à permettre à la corruption en France de sépanouir en paix- c’est bien cette levée nécessaire du secret-défense sur ces points qu est au coeur de tout, et, derrière, la condition d’une restauration de l’image publique internationale des sociétés françaises du secteur.
Justice, morale et intérêt publc sont ici liés.
Enfin, sur cette lettre à Elisabeth Guigou de la part de Mme Christine Deviers-Joncour (que vous pouvez demander à son initiatrice via son éditeur cité), je constate que, pendant qu’Andrew WANG se fait vider ses comptes en Suisse par l’action tenace de la Justice taiwanaise ( la France ayant stoppé son instruction et.... poursuivant en matière disciplinaire son principal magistrat efficace pour des motifs fallacieux), pendant que l’auteuse de la lettre est harcelée par le fisc français pour une commission qu’elle a rendue A LA JUSTICE, cette même Justice de la République n’instruit pas, sauf erreur de ma part, sur la complicité aujourd’hui avérée entre Thalès et Andrew Wang, dont les écoutes téléphoniques révélées- voir dans l’article le lien adéquat- démontrent qu’une société française privée a fait tout son possible pour bloquer l’instruction judiciaire sur ces affaires et aider un présumé assassin en fuite, recherché par les autorités de son pays, et coopérant d’ailleurs avec elle pour rendre l’argent qu’il a placé en Suisse !
C’est étrange, cela : obstruction à la Justice française, ce n’est pas un délit ? Ou Thalès est-elle au-dessus des lois de la République ? Ces écoutes téléphoniques devraient réveiller Mme Dati, Garde des Sceaux qui devrait faire respecter la Justice dès ces enregistrements rendus publics- soit depuis le 24 septembre 2007.
Mais Thalès n’est toujours pas poursuivi. Décidément, les Ministres de la Justice en France sont bien distraits depuis 1991 sur ces affaires.....
Bien cordialement vôtre,