Bonjour, bonsoir, je suis éreintée, figurez-vous que je reviens du procès de Rindy Sam et j’ai appris des choses assez incroyables. D’abord la toile est blanche et non peinte. C’est un chassis qui a été acheté dans un magasin. Ensuite la restauratrice évoque un montant de 33000 euros pour la restauration, quand l’avocat de la défense a obtenu un montant auprès d’un autre expert de 1500 euros. Puis la collection Lambert demande 20000 euros pour les dommages et enfin M. Lambert réclame deux millions d’euros pour cette toile non peinte, qui pourrait très bien être interchangée.
L’un des avocats de la défense a expliqué que la collection Lambert cherchait à surévaluer cette histoire pour gagner de l’argent. Mais le plus intéressant est à venir, le deuxième avocat a expliqué qu’on ne pouvait pas condamner Rindy, parce que le statut juridique de la collection Lambert n’était pas conforme. En gros, la Collection se présente comme un établissement d’intérêt public, un statut qui l’oblige à certaines obligations, en échange de subventions. Or, de fait, en l’absence de convention avec la ville d’Avignon, pendant des années la collection a reçu des subventions, a bénéficié de l’usage de locaux sans contrepartie. En gros, la Collection Lambert est la vitrine commerciale financée par la collectivité de la collection privée de Lambert. L’avocat a exhibé un document qui avait été signé deux jour avant. Du coup, une toile dans un lieu qui n’est plus un musée mais une association privée, ne bénéficie plus du même statut. On ne peut pas par exemple plaider la détérioration d’un bien qui appartient au patrimoine national. et ce genre de chose.