Article qui touche à l’essentiel : l’individu et le collectif. Il semble que l’individu ait un désir incontestable et virulent de se promouvoir et que ce soit le rôle d’une société de le juguler en lui donnant ses limites qui sont celles de la nuisance pour le groupe. Un gouvernement qui valorise l’individu ne peut que compenser en promouvant les valeurs collectives, (la nation (lettre de Guy Môquet), le sport etc....). Reste à savoir si l’individu est forcément en opposition avec le collectif ? Y-a-til forcément « contradiction » ? Le collectif n’est-il pas formé d’individus ? N’y a-t-il pas coexistence forcée et interaction indispensable ?
Où les sociétés évoluent c’est effectivement dans la glorification de l’ego qui était combattu et même condamné jusqu’à présent (Narcissisme). C’est-à-dire en reconnaissant que le « succès » passe davantage par l’unité que par le nombre on dévalorise les vertus du groupe. Une façon, peut-être de rassurer le citoyen sur son identité bien malmenée en lui prétendant que tout est toujours possible pour lui seul. Une évolution qui oblige à renforcer le contrôle étatique de l’activité personnelle au risque de voir les sociétés dégénérer en jungles où tous les coups seraient permis. C’est ce qui arriva à la Russie de Elstine dans son enthousiasme pour l’économie de marché et qui fut un désastre économique et humain. Donc, développement de l’individu implique rôle accru de l’Etat, réglateur des ego surdimensionnés mais opposé à la notion de « liberté » (là est peut-être davantage la contradiction). Est-ce le chemin que nous prenons ? Rien n’est moins sûr.