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armand 29 octobre 2007 11:25
armand

Bonne analyse.

Il n’empêche, tout le monde pouvait apprécier (et peut apprécier encore) un tableau de Delacroix, ainsi que toute la technicité, les années d’apprentissage et le savoir-faire qui entrent en ligne de compte. C’est impossible avec l’« art » conceptuel actuel, réservé à quelques milliardaires en réseau qui rivalisent d’enchères. Le moindre baron des chemins de fer en 1900 avait plus de jugeotte et de goût que les Pinault et compagnie - voyez la collection Frick à New York.

Certes, les deux grands totalitarismes du XXe siècle, en s’en prenant à l’art ’décadent’ ont discrédité la critique, pourtant justifiable. Et en ce moment on voudrait, ô comble de l’ironie, nous imposer le conceptuel comme art officiel. Luc Ferry a bien analysé le bsoin étrange et compulsif qu’ont les élites actuelles, néo-libérales, de dynamiter les fondements de la société, du goût, de l’art.

Pour ma part, j’aimerais plus de franchise, au risque de l’affrontement : prendre un billet de banque, griffonner son nom dessus et le vendre aussitôt dix fois sa valeur ce n’est pas de l’art, c’est de la fumisterie. Et une toile blanche c’est... une toile blanche. C’est à dire rien. Mais certainement pas de l’art.

L’époque a les héros qu’elle mérite ; l’époque a l’art qu’elle mérite. Mais il est toujours temps de réagir.



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