Alors que depuis quelques temps la littérature a ignoré les révolutions scientifiques, préférant tutoyer un monde finissant et qui n’en finit pas de pleurer cette triste fin, ce que je déplore aussi, leur atermoiement auto fictif ont cependant laissé le champ libre à Houellebecq et Dantec quant au rapport entre la science et la morale, qui s’y sont livrés à coeur ouvert, ne lénisant sur rien pour occuper le champ littéraire et médiatique. Et parjure au suprême, se déclarant catholique tous les deux comme le cinéaste Abel Ferrara et défenseurs d’une morale nourrie d’une religiosité dont le sens ne cesse de se réécrire et que tout le monde jugera en son temps. On peut critiquer ces deux personnages et il y aurait vraiment de quoi, mais il faut leur reconnaitre, de porter à la place du milieu littéraire les vrais enjeux de demain, que dis-je, d’aujourd’hui ! Et surtout de ne pas faire semblant mais d’être à l’image du monde à venir, violent immoral et technique. Cessez de regarder ailleurs et penchez-vous sur nous, nous sommes les signes tremblant de demain ! Pas de quoi se réjouir mais là littérature n’a jamais cessée d’être cela. Les fils lointain de Rimbaud. La beauté en moins.