Beaucoup à dire sur la guerre des sexes et ses dégâts collatéraux ainsi que toutes les modes qui se sont succédées depuis les trente ans que j’exerce la profession de psychiatre. Pour moi, d’abord la psychologie est largement responsable de l’état de délabrement du lien social et plus particulièrement de la guerre des sexes que je considère comme la troisième guerre mondiale. La disqualification du rôle du père est liée à un délire collectif sur l’amour, exclusivement défini au féminin. Quant à « gérer » les effets collatéraux, je pense que les psys, qui en savent dans leur domaine autant que ce que savaient les médecins de Molière feraient mieux de s’abstenir plutôt que d’augmenter la confusion générale en profitant de leur statut de « scientifique » pour faire passer des avis qui ne sont que personnels. Je m’abstiendrai donc en priant le ciel que es adolescents réapprennent à travers leurs souffrances à gérer un conflit de point de vue.