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Le péripate 27 novembre 2007 15:16
Le péripate

Je suis toujours content d’apprendre, surtout de la part de quelqu’un qui sait.

C’est dommage qu’il ne soit pas possible d’illustrer par des croquis dans les commentaires, la discussion en serait rendue plus aisée.

Au vu des photos, vous serez probablement d’accord sur deux constatations :

la fourche de la moto est intacte, ce qui, liés aux témoignages, semblent montrer qu’à moins que la moto ne roulait en crabe, elle a été prise par le côté.

l’avant de la voiture est très abimée, ce qui semble montrer que l’énergie dissipée a été importante. Bien sur, elle a pu être détériorée après, mais en ce cas, pourquoi n’est-ce pas toute la voiture qui a été détruite ? Il faudrait alors imaginer une singulière et surprenante capacité des intervenants pour « fabriquer » des fausses évidences.

Les traces d’impact sur le pare-brise montrent que les corps des gamins ont été projetés perpendiculièrement à leur supposée trajectoire, ce qui ne colle pas avec l’hypothèse d’une voiture roulant lentement et d’une moto lancé à toute allure.

La vérité, c’est que je ne sais pas. Mais que les commentaires qui affirment sans douter une seconde que la moto roulait à vive allure et que la voiture respectait la limitation de vitesse me semblent pour le moins un peu rapides, sans jeu de mot.

Maintenant, sur le fond.

Le respect de la loi et de l’autorité est un principe irréfragable.

Sans rentrer dans le maquis des conditions sociétales, dont les problèmes s’appelent emploi, dignité,etc, il y a surement quelque chose à faire.

C’est pourquoi j’affirme que seul une police de proximité pourra éviter de tels affrontements. C’est à dire une police dont une partie des membres soit reconnue comme étant du quartier. (avez entendu que les anglais recherchent des gens des minorités pour travailller dans le renseignement ?)

Il y a urgence. A démonter l’Etat en diminuant le nombre de fonctionnaires, de policiers, de travailleurs sociaux, on crée la possibilité que de tels évènements dramatiques deviennent une habitude. Et quand on sait l’armement disponible chez les trafiquants de drogue, on peut s’estimer heureux que seuls des fusils de chasse aient été utilisés.

Ceci n’est pas la faute de la société. Mais le résultat malheureusement prévisible du moins d’Etat. La réponse est politique.



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