@ Michel Maugis :
« C’est empiriquement démontré depuis les utopistes socialistes et scientifiquement par Karl Marx et Engels. Marx a découvert »la loi de la valeur« qui démontre magistralement que la richesse ne provient que du seul travail de l’homme, et en toute époque. Elle se mesure par le temps de travail moyen pour la produire et aussi , en conséquence, pour la mesurer. »
Le libéralisme considère que le premier qui travaille ou exploite un objet, un terrain, en est propriétaire. La propriété privée découle donc du travail (sauf aliénation de la création de valeur par le travail contre salaire). Ce faisant, la différenciation de revenus dans le libéralisme est à l’origine le seul fait du travail. Et, c’est un fait, nous ne sommes pas tous égaux face au travail (dans le sens réunion des moyens physiques et intellectuels afin de réaliser pleinement une tâche). La propriété privée est donc la capitalisation de la valeur créée par son travail. Prenons un autre aspect de l’homme, ou plutôt de la femme : la beauté. Et je vais prendre la couleur des cheveux. Moi, Tzecoatl, en tant que marxiste de la beauté, j’ai décidé de pondérer la couleur des cheveux de toutes les femmes. Je les invite donc à se rendre gratuitement chez le coiffeur afin d’appliquer régulièrement la coloration pondérale de toutes les tignasses féminines de la terre. Idem pour les hommes. Voilà, une application marxiste, un peu particulière, c’est vrai. Il est absurde de vouloir nier et d’égaliser les différences entre les individus, que ce soit la beauté, ou la capacité de travail, ainsi que le fruit qu’ils obtiennent de cette différenciation. Et oui, car j’aurai pu également faire des couples (un peu comme Moon) au prétexte que les gens n’ont pas plus à bénéficier de leur sex-appeal que de leur force de travail.
« Je dirais qu’effectivement si vous reconnaissez la légitimité de la propriété privée des moyens de productions comme le droit de l’homme fondamental, alors votre conception de ces derniers est vraiment très limitée. » La propriété privée n’est pas ce à quoi j’accorde le plus d’importance dans le droit de l’homme fondamental, j’évoquais cela afin d’éclairer nos divergences.
Car tous les hommes sans exceptions ont besoin de manger, d’être éduqués, d’être soignés et certainement pas d’être propriétaires de moyens de productions, car ce « droit » ne peu en être un pour être irréalisable et réservé à une élite de plus en plus restreinte qui se transmet l’héritage" C’est une remise dans l’ordre des priorités qui nous met d’accord, bien entendu. C’est bien plus souvent le fait de privilèges accordés (ex : transmission de patrimoine Pinault) que le fait de la propriété stricte.
« La sacralisation de ce droit est la preuve de sa illégitimité quand les droits fondamentaux ne sont toujours pas garanti dans les anciens empires. ET il est facile de montrer la illégitimité de la propriété privée, mais cela serait un autre débat. IL est même facile de montrer qu’elle porte atteinte au droit de l’homme. »
Dommage, votre démonstration de l’illégitimité de la propriété privée m’intéresse.
Pour en revenir au marxisme, il ne peut marcher qu’entre des individus librement consentants. L’intérêt collectif ne se décrète pas, il opère s’il est authentique.
« Quant à vos affirmations sur l’essence de la nature humaine, elles sont religieuses, dogmatiques et ne correspondent a aucune sérieuse études y aboutissant. »
Vous procédez par déni un peu trop rapidement pour que cela ne saute aux yeux. Pas besoin d’étude sérieuse pour comprendre que l’intérêt collectif est la convergence d’intérêts individuels communs.
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