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vlb95400 11 décembre 2007 15:28
vlb95400

C’est au IVème siècle et grâce à Hélène, mère de Constantin, que le christianisme s’est développé à Rome et dans l’Empire.

Fascinée par les histoires entendues sur le christianisme, elle ordonna des fouilles à Jérusalem pour découvrir des vestiges et mit la main sur « un morceau de la Vraie Croix », ce qui la convainquit et la fit se convertir. Elle fit bâtir l’église du Saint Sépulcre à Jérusalem et encouragea son fils à se convertir.

Cette époque, c’était celle de la chute de l’Empire Romain d’Occident et les conflits étaient permanents pour le poste d’empereur.

En 312, Constantin, qui gouvernait la Gaule et la Grande-Bretagne et qui favorisait les Chrétiens, attaqua Maxence qui régnait sur l’Italie et l’Afrique. Les armées de Constantin fondirent sur Rome, écrasèrent celles de son rival à Turin, puis au Pont Milvius, dans les faubourgs de Rome, où leur chef trouva la mort, noyé dans le Tibre par où il tentait de s’enfuir avec ses troupes débandées.

La légende dit qu’avant cette bataille décisive, Constantin ait eu une vision d’une croix dans le ciel avec les mots IN HOC SIGNO VINCES, « Par ce signe, tu vaincras ».

Tandis qu’il assiégeait Maxence dans Rome, une croix lumineuse lui parut en l’air devant tout le monde avec une inscription qui lui promettait la victoire [...]

Le lendemain il gagna cette célèbre bataille qui défit Rome d’un tyran et l’Église d’un persécuteur ; la croix fut étalée comme la défense du peuple romain et de tout l’empire. (Bossuet, Historique I, 11.)

Mais Constantin était plus proche des Arianistes, effrayé par la relation du Père et du Fils, et ses relations avec les chrétiens étaient plus politiques que religieuses, les communautés lui ayant apporté leur soutien dans ses différents conflits.

C’est l’arianisme qui est, pourtant, à la base de la Trinité et base son principe suivant le fait que Dieu est « non créé », que le Fils est « créé » donc que le Fils n’est pas Dieu mais témoigne de Dieu, chose que refuse l’Eglise de Rome.

« L’arianisme enseigne deux dieux, un incréé et un créé, un élevé et un subordonné ; on tombe ainsi dans le polythéisme. De même, l’arianisme remet l’enseignement du salut chrétien en question, puisque, outre dieu pouvant sauver la création, une créature le peut aussi. Si Jésus n’est pas de même nature que Dieu, les hommes ne peuvent devenir des enfants de Dieu. »

Bien que considérée comme hérétique, cette thèse est pourtant développée par un des pères de l’église, Eusèbe qui développera parallèlement la théorie d’un second Dieu. Le Premier étant pur esprit a confié à son pendant une structure d’homme et le pouvoir de créer les choses. Le premier livre de l’Histoire ecclésiastique possède un statut tout à fait particulier dans l’organisation de l’œuvre : consacré entièrement à Jésus-Christ, il n’envisage pas encore l’histoire de l’Église proprement dite, avec les thèmes qui seront déclinés dans toute l’œuvre (l’histoire de l’orthodoxie, l’histoire des hérésies, les malheurs des juifs, le canon, les persécutions). C’est la raison pour laquelle Eusèbe le considère comme un « prélude ».

L’empereur Constantin reçut enfin le baptême sur son lit de mort des mains de l’évêque Eusèbe de Nicomédie, un arianiste, le 22 mai 337.

Dans une lettre qu’il aurait écrit au pape Silvère, on trouve cette « Donation de Constantin », testament dans lequel il reconnait au pape la primauté spirituelle sur tous les évêques et lui donne l’autorité temporelle sur Rome et sa région, donc offre l’empire à l’Eglise de Rome. Ce document n’est qu’un faux du VIIIème siècle monté pour justifier la création de l’État pontifical par Pépin le Bref.

Baptisé par un prêtre « hérétique » après une vie de massacres et d’assassinats, meurtrier de sa femme et de son fils et parjure à tous ses engagements, Constantin fut malgré tout canonisé comme le seront plus tard de nombreux meurtriers. smiley



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