@Philippe Renève :
"En effet, il condamne formellement le système de production capitaliste, où le salarié créateur de biens se voir confisquer la totalité de la valeur qu’il crée par l’employeur, qui ne lui paie qu’un salaire sans rapport avec cette valeur.
Ce principe voudrait que chaque travailleur paie ses matières premières, l’utilisation des machines et des locaux, revende les biens créés par son travail et en garde le produit : point de patron au sens capitaliste, mais seulement des travailleurs indépendants."
On constate très bien que le capitalisme est une mise en application erronée du libéralisme, mais la majeure partie des libéraux s’en défendent, à l’instar de l’auteur.
Le capital (mais pas le capital financier qui n’est basé que sur des privilèges accordés par l’état) ne mérite qu’un loyer. Or nous constatons qu’il se rémunère sur le salariat.
Il est évidemment difficile dans une entreprise de 100 000 personnes d’accorder un statut de travailleur libéral à tous. A savoir toutes les productions et consommations de chacun est calculé à l’intérieur de l’entreprise afin de déterminer le salaire. Tout simplement parce que c’est le fruit d’un travail collectif, et non de plusieurs individus.
On peut donc dire que le patronat libéral se rémunère éhontément sur un mode de production collectif. N’est ce pas un paradoxe ?
Voilà pourquoi une entreprise de type SCOP, où chacun possède sa part de capital est plus juste en terme de rémunération (loyer du capital + revenu du travail), bien qu’imparfait.