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frédéric lyon 24 décembre 2007 00:55

Tout est choquant dans ces interventions de Guy Bedos et de Yannick Noah dans le débat politique, interventions abondamment relayées par les médias (bien sûr, car tout est cousu de fil blanc).

Voilà deux quidams, dont l’un est un batteur d’estrades et l’autre un joueur de tennis (dont on nous annonce, fort à propos, qu’il vient de prendre la succession d’un joueur de ballon, comme « personnalité préférée des français ») qui interviennent de façon si spontanée, pour nous annoncer qu’ils « entrent en résistance » (! ?), ou qu’ils sont « choqués » (! ?) par le Président élu par le Peuple Français.

Fort bien.

Mais pourraient-ils nous dire à quel titre ils s’expriment ainsi ? Et qui sont leurs sponsors ?

Qu’ils ne nous répondent pas qu’ils s’expriment en tant que simple citoyen, car il est extrèmement douteux qu’un simple citoyen puisse voir ses déclarations reprises par l’ensemble de la Presse, et parce que ce simple citoyen s’est exprimé de façon plus discrète, mais aussi plus décisive, en plaçant son bulletin dans une urne il y a quelques mois, afin d’élire le candidat de son choix.

Ce candidat qui déplait tant à nos deux lascars, justement.

Nos deux escrocs s’expriment donc en tant que citoyens dont les voix ont, à leur avis et à celui de leurs sponsors politiques, plus de portée qu’une autre et le but de cette affaire est d’influencer, et donc de manipuler l’opinion publique.

Tout ceci ne parait pas très démocratique.

Nous avons donc affaire, comme toujours, à cette petite caste politico-médiatique du Boulevard Saint-Germain, qui habite dans un cercle de deux cents mètres de rayon dont le centre est posé sur le clocher de l’eglise de Saint-Germain-des-Prés, et qui a confisqué tous les moyens d’expression en peuplant toutes les salles de Rédaction de la Presse Parisienne, depuis la télé, jusqu’aux quotidiens et aux magazines, en passant par la radio.

Une petite caste parfaitement antidémocratique, qui enrage de voir ses candidates, ou candidats, aux Présidentielles rejettés avec une régularité de métronome par le suffrage universel. Ségolène Royal, après Lionel Jospin.



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