Votre commentaire me semble excessif. Tout d’abord vous faites la confusion que je signalais plus haut entre capitalisme et libéralisme. Les défauts que vous pointez sont ceux du capitalisme, pas du libéralisme, qui tente, au contraire, d’établir une concurrence libre et non-faussée.
En ce qui concerne la « fausse valeur ajoutée » qui est en fait prélevée soit sur la nature soit sur les salariés, soit sur d’autres entreprises, je crois qu’il faut en revenir à des choses simples. L’humanité a des matières premières en quantité limitée et essaye de produire des biens plus évolués, le B.A.-BA de la valeur ajoutée, c’est de prendre un manche en bois et un bout en fer, de les assembler et de faire un marteau qui a plus d’utilité que ses deux constituants pris séparément. On ne peut pas dire que les grandes industries capitalistiques ne crééent pas de valeur ajoutée de ce point de vue, bien au contraire. De ce point de vue, on ne peut pas non plus prendre en compte un système économique plus vaste qui comprendrait la « nature », la VA est une notion purement utilitaire, donc humaine, et il est incontestable qu’un litre de diesel est plus utile que du pétrole brut à 500 m sous terre, donc TOTAL est bien un créateur de valeur ajoutée. La seule chose qu’on peut objecter à ce raisonnement, c’est que le pétrole étant une ressource rare, les générations futures pourraient peut-être mieux l’utiliser que nous-mêmes, mais il s’agit alors d’un arbitre inter-générationnel, pas entre l’homme et la nature.
Enfin, je crois que l’argument du complot des Etats en faveur des entrerpises et contre les citoyens ne tient pas la route une seule seconde. Ce qui fait la mondialisation, ce ne sont pas tant les gouvernements réunis à l’OMC que l’ensemble des consommateurs qui sont bien content d’aller chez H&M trouver un manteau à 79€ fabriqué en Chine. La grande force de l’économie de marché, c’est que personne ne tire les ficelles, ce que l’on voit aux JTs n’est que la résultante de nos comportements microéconomiques rationnels.