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stephanemot 29 décembre 2007 12:15
stephanemot

Ce n’est pas moi qui attise le fanatisme : c’est la nomination de Ratzinger et tout ce qu’il a fait et dit depuis qui a sérieusement douché les espoirs de ceux qui pensaient inverser la montée des fondamentalismes au sein des grandes religions.

Personne ne conteste le fait que ce choix marque un retour en arrière après Vatican II, et ce au pire moment. On a vu ce que pouvait donner un fondamentaliste à la tête des USA, et ce Pape ne cesse d’émettre des signaux assez subtils mais cohérents sur sa vision de la société, en parfait écho aux signaux émis par les fondamentalistes chrétiens US et aux signaux émis par les islamistes.

Benoit XVI est communément considéré comme fondamentaliste et réactionnaire (même si ici, il se positionne même au-delà de la révolution). L’harmonie qu’il « vend » est bien l’abandon de l’indépendance vis à vis du religieux qui doit s’imposer à tous les niveaux de la vie. Non pas de façon « bottom up » et individuelle mais « top down » et dogmatique. C’est une vision de la foi rétrograde. Cet homme milite pour le retour d’un enseignement religieux pour les 2 millions d’élèves scolarisés sous sa coupe, et j’imagine aisément ce que cela peut donner de la part de quelqu’un qui cautionne l’intelligent design et réhabilite les intégristes...

PS : pour votre gouverne, j’ai lu Spe Salvi. Et dans le plus pur style de Ben XVI, il n’est pas simple de lire entre les lignes. Faites l’exercice de le relire avec les yeux d’un défenseur de la démocratie et faites l’exercice de le relire avec les yeux d’un fondamentaliste. Je comprends le trouble d’amis religieux partisans du maintien de la compartimentation entre philosophie, théologie et politique.



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